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Culture & Médias

L'Institut du monde arabe dans la tempête

| Lundi 28 Mai 2007

Le 29 mai, Brahim Alaoui, directeur du musée de l'Institut du monde arabe (IMA), sera entendu sur l'affaire qui tourmente l'Institut depuis plus d'un mois. La disparition suspecte de 78 oeuvres d'art, retrouvées presque dans leur totalité, et la présence de près de 250 oeuvres non répertoriées dans un local technique ont plongé dans l'embarras la nouvelle direction de l'IMA, présidé par Dominique Baudis.



Institut du monde arabe
Institut du monde arabe
Tout commence le 23 avril par un banal inventaire effectué à l'Institut du monde arabe par un magistrat de la Cour des comptes. Accompagné d'un huissier, tous deux découvrent deux pièces verrouillées et suspectes, aussitôt mises sous scellées.

Ils découvriront au total près de 250 oeuvres non répertoriées. A cela s'ajoute la disparition de 78 oeuvres d'art contemporain et d'art islamique, un total estimé à à 170 000 euros.

Alerté par deux lettres de la Cour des comptes le 26 avril, le président de l'IMA, Dominique Baudis, s'est dit attéré par une telle nouvelle et a de suite porté plainte contre X.

Brahim Alaoui, directeur du musée depuis 23 ans, a été mis à pied. Il sera convoqué le 29 mai pour s'expliquer sur ces dysfonctionnements.

Cabale

A l'heure actuelle la presque totalité des oeuvres ont été retrouvées. Seulement 14 éléments manquent à l'appel.

Le directeur, Brahim Alaoui, se dit victime d'une cabale, tout en reconnaissant dans les colonnes du Figaro « une certaine négligence administrative. Mais, faute de moyens, nous sommes submergés pour faire face à ce type de problèmes : nous ne sommes qu'une dizaine au total pour gérer les fonds et organiser les expositions ». Sur les 250 oeuvres trouvées, oeuvres ne faisant pas partie des collections du musée, ce dernier ajoute : « Ces pièces retrouvées sont avant tout des dépôts d'artistes auxquels je voulais rendre service. Environ 10 % d'entre elles sont des gravures ou des dessins qui m'ont été offerts. »

Malgré les charges qui pèsent sur le directeur, il affirme néanmoins aux journalistes du Figaro que « les plus grands musées du monde peuvent attester de notre professionnalisme ». Reste à convaince Dominique Baudis et la Cour des comptes le 29 mai.






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