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L’Espagne se retire d’Irak

Rédigé par El abed Fatima | Mardi 20 Avril 2004

Les Etats-Unis connaissent, avec le désengagement espagnol, la première des défaites.
Bush avait exprimé ses regrets à M. Zapatero et demandé que le retrait des soldats espagnols se fasse de façon « discrète » afin de ne pas perturber les troupes américaines occupant le sol irakien.



Les Etats-Unis connaissent, avec le désengagement espagnol, la première des défaites.

Bush avait exprimé ses regrets à M. Zapatero et demandé que le retrait des soldats espagnols se fasse de façon « discrète » afin de ne pas perturber les troupes américaines occupant le sol irakien.

 

Une volonté exprimée par l’Espagne

Le nouveau président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé, dimanche 18 avril, lors d'une déclaration télévisée, quelques heures à peine après que les nouveaux ministres ont prêté serment devant le roi Juan Carlos, qu'il avait 'donné l'ordre pour que tout soit fait afin que les troupes espagnoles déployées en Irak rentrent le plus tôt possible et dans les meilleures conditions de sécurité'.

Les troupes espagnoles ont donc commencé lundi 19 avril leur retrait d'Irak, conformément à l'engagement électoral du nouveau chef du gouvernement, José Luis Zapatero, selon lui  cette décision s'inscrit dans la lutte que livre la communauté internationale contre le terrorisme 'dans le plus strict respect de la légalité'.

M. Zapatero avait déjà annoncé, en mars 2003, que s'il était élu, les soldats espagnols reviendraient si l'ONU ne prenait en charge, avant le 30 juin, la situation politique et militaire en Irak. Considérant que, selon les informations dont il dispose, il est peu probable qu'une résolution de l'ONU soit prise en ce sens avant la date prévue, M. Zapatero a donc décidé 'de faire honneur à l'engagement pris devant le peuple espagnol'

L'Espagne n'a pas pris part à la guerre en Irak, mais José Maria Aznar avait été l'un des plus fervents supporters de la position américaine. L'envoi de troupes 'en mission de reconstruction et d'aide humanitaire'.

Au jour d’aujourd’hui les effectifs espagnols  sont actuellement de 1 465 soldats dont certains sont arrivés sur place alors que d'autres ne sont pas encore rentrés. La majorité d'entre eux se trouvent à Diwaniya ; 150 sont cantonnés à Nadjaf, 13 à Bagdad et 51 au centre de commandement polonais de la division Centre-Sud. La brigade Plus Ultra comprend également 1 127 soldats du Honduras, du Salvador, du Nicaragua et de la République dominicaine.

Le plan de rapatriement des troupes a été signé, dimanche matin, par M. Zapatero. Le retrait devrait s'étaler sur une cinquantaine de jours, car en plus des hommes, il y a également du matériel militaire lourd.

La « mauvaise » surprise pour le gouvernement Bush

Le général Mark Kimmitt, chef adjoint des opérations militaires en Irak, a par ailleurs affirmé qu'il n'y aurait 'pas de vide' sur le terrain. Le départ des 1 432 militaires espagnols, pour la plupart stationnés dans le centre de l'Irak à Diwaniyah, devrait s'étaler sur une cinquantaine de jours. Une façon de  minimiser l'impact de ce désengagement espagnol.

Negroponte, ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU depuis septembre 2001, comme ambassadeur en Irak. M. Negroponte se retrouve à la tête de la plus importante ambassade américaine dans le monde avec quelque 3 000 employés dont de 700 à un millier d'Américains.

Cette nomination intervient alors que les Etats-Unis sont confrontés à un regain de violence en Irak et que l'administrateur américain Paul Bremer a annoncé  afin de chercher à justifier à l'avance le maintien des forces d'occupation au-delà de cette date, que les forces de sécurité irakiennes ne seront pas en mesure d'assurer seules la sécurité du pays après le transfert de souveraineté le 30 juin.

L'Iran a de son côté affirmé que la politique de 'la poigne de fer' américaine en Irak 'complique la situation'. D'après le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, la délégation dépêchée en Irak par Téhéran n'a pu rencontrer ni Moqtada Al-Sadr ni le grand ayatollah Ali Al-Sistani 'à cause du manque de sécurité'. Bien que l'influence de l'Iran soit limitée, sans ses efforts, la situation en Irak 'aurait pu être encore plus compliquée', a-t-il ajouté, en indiquant que Téhéran ne coopérerait plus avec les Etats-Unis à propos de l'Irak.

Il a ainsi rajouté « Nous estimons que les Etats-Unis sont l'un des pays à l'origine de la crise, a continué le porte-parole iranien. A cause des politiques erronées des Américains en Irak et de leur ignorance de la région et du peuple irakien, la situation [dans ce pays] est très décevante. Les problèmes en Irak ne seront pas résolus par l'intimidation et l'usage de la force »

Le 19 avril, le chef chiite radical Moqtada Al-Sadr a appelé ses partisans à cesser les attaques contre les troupes espagnoles. Le porte-parole de M. Sadr s'est fait menaçant à l'égard des autres membres de la coalition dirigée par les Etats-Unis, leur conseillant de 'suivre l'exemple de l'Espagne et de retirer leurs forces pour préserver la vie de leurs soldats'.

Les dirigeants irakiens ont  appelé les  partisans à cesser leurs attaques contre les soldats espagnols, au lendemain de l'annonce par Madrid de sa décision de retirer son contingent d'Irak, selon son collaborateur Qaïs Al-Khazaali. Le chef chiite souhaite une force de maintien de la paix de l'ONU en Irak.

 

 





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