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Kofi Annan propose une réforme de l'ONU

Rédigé par Bouali Houda | Mardi 22 Mars 2005

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a déposé aujourd'hui, en assemblée générale, un projet de réforme de l'organisation sans précédent depuis sa création en 1945.



Ce projet presente principalement un code d'entrée en guerre et une définition universelle du terrorisme.

Le document de 62 pages définit les conditions d'usage de la force par la communauté internationale.

Il réaffirme « le rôle central du Conseil de sécurité des Nations unies pour préserver la paix et la sécurité internationales » ;  « le droit du Conseil de recourir à la force, y compris de manière préventive », si la menace est sérieuse et que tous les autres moyens ne donnent pas de résultat.

Le secrétaire général suggère également aux États membres d'approuver une définition du terrorisme, soit  « tout acte destiné à causer la mort ou de graves blessures à des civils ou à des non-combattants [...] dans le but d'intimider une population ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s'abstenir d'accomplir quelque acte que ce soit ».

Un Conseil de sécurité élargi

L'élargissement du Conseil, passant de 15 à 24 membres, répond à la nécessité de « le rendre plus largement représentatif de la communauté internationale dans son entier et des réalités géopolitiques d'aujourd'hui ». Pas de surprise : un comité des sages avait formulé la même proposition le 30 novembre dernier. La difficulté sera de trancher entre deux méthodes : l'adjonction de six nouveaux membres permanents avec droit de veto (l'Allemagne, le Brésil, l'Inde et le Japon sont les candidats les mieux placés, les deux autres sièges devant revenir à des pays africains) ou la désignation d'une nouvelle catégorie de membres semi-permanents sans droit de veto.

Des pays comme la France ont déjà accepté la première option. Les Etats-Unis, peu enthousiastes pour l'élargissement, ne seront guère plus enchantés par la proposition d'un texte qui fixera les règles de recours à la force, alors que Washington revendique le droit d'agir unilatéralement en fonction de ses intérêts.

Finalement, le texte rappelle les engagements déjà pris par l'organisation internationale en matière de développement : combattre la pauvreté, les maladies et l'analphabétisme, faire la promotion de la femme et enfin, défendre les droits de l'homme et l'environnement.

M. Annan a décidé de procéder à une vaste réforme de l'ONU après les profondes divisions constatées entre les pays au moment du déclenchement de la guerre en Irak en 2003.

Sagement, Kofi Annan invite les pays membres à trouver un consensus avant le sommet qui se tiendra du 14 au 16 septembre en préambule de la session annuelle de l'assemblée générale.

 

 

 





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