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Sur le vif

Khartoum pourrait être sanctionné

| Lundi 18 Décembre 2006



Le Soudan devrait avoir jusqu'à la fin de l'année pour accepter une force de maintien de la paix internationale au Darfour, faute de quoi il s'exposerait à des sanctions, ont déclaré lundi 15 anciens ministres des Affaires étrangères dans une lettre que publie aujourd'hui le Financial Times.

Dans leur proposition pour le Darfour, le groupe, qui comprend entre autres l'Américaine Madeleine Albright, le Français Hubert Védrine, l'Allemand Joschka Fischer et le Turc Ismail Cem, estime qu'un cessez-le-feu pleinement respecté, débouchant sur un règlement politique durable, serait la meilleure manière d'épargner des vies dans la région.

D'ici la fin de l'année, la communauté internationale doit convaincre le président soudanais, Omar Hassan al Bashir, qu'il a tout intérêt à permettre que la force de maintien de la paix de l'Union africaine soit renforcée par un soutien financier, logistique et autre des Nations unies, déclare le groupe d'ex-ministres.

"En tant qu'anciens diplomates, nous sommes partisans d'un dernier effort pour convaincre Khartoum d'accepter la proposition d'une force hybride. Si, d'ici la fin de l'année, M. Bachir continue de la refuser ou, plus vraisemblablement, continue de prétendre être d'accord un jour puis dire non le lendemain, il devra en payer le prix, et un prix élevé", écrivent les anciens ministres des Affaires étrangères.

Au nombre des autres signataires figurent l'Italien Lamberto Dini, le Polonais Bronislaw Geremek, l'Espagnole Ana Palacio ou encore l'Australien Gareth Evans, le Belge Erik Derycke, la Luxembourgeoise Lydie Polfer.

Le Darfour est en proie à une guerre civile depuis février 2003.




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