"J'ai du mal à comprendre ce qu'il y a à gagner à discuter de la paix avec le Hamas, alors que le Hamas est en fait le principal obstacle à la paix", a pour sa part estimé Condoleeza Rice, tandis qu'un haut responsable du ministère de la Défense israélien, Amos Gilad déclarait qu'une "telle rencontre serait d'autant plus honteuse que Jimmy Carter incarne la paix", soulignant que "l'objectif stratégique du Hamas qui est de détruire l'Etat d'Israël n'a pas changé".
Malgré tout, Jimmy Carter a affirmé dans son interview au quotidien Haaretz lundi : "A long terme, je suis sûr que la Syrie doit être intégrée aux négociations. Si le président syrien a le sentiment que nous le considérons comme un ennemi, il sera plus enclin à se ranger du côté de l'Iran. Nous ne parlons pas aux Cubains, nous ne parlons pas aux Iraniens, et nous ne parlons à un tas de gens. Mais je crois que lorsque l'on souhaite entamer un processus de paix, tous les acteurs concernés doivent être impliqués."
Selon Dana Perino, la porte-parole de la Maison Blanche, le président américain George W. Bush "pense que si le président Carter veut y aller, il le fera à titre personnel, en tant que simple particulier, il ne représente pas les Etats-Unis dans ces rencontres, et le président n'est pas favorable à des discussions avec le Hamas, et nous l'avons fait savoir."