L'affaire des emplois fictifs remonte à octobre 1995, lorsque le juge d'instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine) Patrick Desmure, auquel a succédé M. Philibeaux, avait été saisi d'une affaire de paiements de salaires de permanents du RPR par la Ville de Paris, sous les mandats municipaux de Jacques Chirac.
Cette affaire débouchera en mai 2003 sur le renvoi de 26 personnes devant le tribunal correctionnel de Nanterre, parmi lesquelles l'ancien Premier ministre Alain Juppé, pour "prise illégale d'intérêt", pour avoir laissé la ville payer sept salariés du RPR.
Le 30 janvier 2004, Alain Juppé avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité. En appel, le 1er décembre 2004, cette peine avait été réduite à 14 mois avec sursis et un an d'inéligibilité.
Cinq autres cadres du RPR avaient été condamnés, voyant leurs condamnations également réduites en appel. Louise-Yvonne Casetta, ex-trésorière "occulte" du RPR a écopé, pour sa part, d'une peine de dix mois de prison avec sursis.