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Jacques Chirac au Brésil

| Jeudi 25 Mai 2006

Le président français Jacques Chirac est arrivé mercredi à Brasilia pour une visite d'Etat de deux jours qui vise à sceller l'étroite coopération politique avec le Brésil et à accroître la présence des entreprises françaises dans ce nouveau géant économique.



Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva

Une visite d'Etat de deux jours

Jacques Chirac est arrivé mercredi soir à Brasilia, pour une visite d'Etat de deux jours aux aspects tant diplomatiques qu'économiques, dont les temps forts devaient être, jeudi, ses entretiens avec son homologue et ami Luiz Inacio "Lula" da Silva et une intervention devant les deux chambres réunies du Congrès de ce pays, grande puissance émergente courtisée par Paris. Mercredi soir, Jacques Chirac a consacré sa soirée à la communauté française du Brésil, forte de quelque 25.000 personnes, principalement à Sao Paulo et Rio de Janeiro. Avant de rencontrer, jeudi matin, les chefs d'entreprise implantés sur place en compagnies des grands patrons de secteurs-clé (Areva, Suez, Alstom, EADS...) l'accompagnant depuis Paris.

Le Brésil souhaite officialiser avec la France un "partenariat stratégique" au plan politique, a indiqué le sous-secrétaire brésilien aux Affaires étrangères, Antonio Patriota. Cette proximité s'est déjà manifestée par le soutien du Brésil à l'initiative de M. Chirac de taxe sur les billets d'avion pour financer la lutte contre le sida dans les pays pauvres. Plusieurs accords de coopération politique, scientifique et culturels seront signés jeudi.


Une forte tonalité économique

La visite de M. Chirac aura aussi une forte tonalité économique. "Il faut aller là où se situe la croissance de l'économie mondiale, là où se situent les grands pôles de développement", a expliqué le porte-parole de la présidence, Jérôme Bonnafont. Selon M. Patriota, les constructeurs aéronautiques français Dassault et brésilien Embraer devraient annoncer en marge de la visite un accord sur l'implantation au Brésil d'une unité de fabrication de fuselages d'hélicoptères. La France s'intéresse d'autre part à l'achèvement éventuel de la construction de la troisième centrale nucléaire brésilienne, Angra 3, une question qui est de nouveau d'actualité après les incertitudes entraînées par la nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, qui fournit au Brésil la moitié du gaz qu'il consomme.

Quatrième investisseur étranger au Brésil, la France n'est que le septième fournisseur étranger de cette puissance émergente, son principal marché en Amérique latine, avec des parts de marché autour de 3,7%. La France entend donc améliorer cette position. En 2005, les ventes françaises ont enregistré une progression de 23%, grâce à l'aéronautique et à l'espace, domaine privilégié.




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