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J. Chirac joue la carte de la fermeté

Rédigé par Zaïri Rachid | Jeudi 15 Juillet 2004

Le Président français Jacques Chirac s'est exprimé mercredi à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet. Dans l'interview télévisée qu'il a accordé, il a notamment parlé du pacte de stabilité et de croissance européen qu'il voudrait voir réexaminé. Il s'est prononcé également en faveur du référendum en France pour la ratification de la Constitution Européenne. Ce discours a permis à son orateur de se montrer ferme, et notamment face à l’émergence de Nicolas Sarkosy voulant accumuler deux fonction : Ministre de l’Economie et Président de l’UMP…



Le Président français Jacques Chirac s'est exprimé mercredi à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet. Dans l'interview télévisée qu'il a accordé, il a notamment parlé du pacte de stabilité et de croissance européen qu'il voudrait voir réexaminé. Il s'est prononcé également en faveur du référendum en France pour la ratification de la Constitution Européenne. Ce discours a permis à son orateur de se montrer ferme, et notamment face à l’émergence de Nicolas Sarkosy voulant accumuler deux fonction : Ministre de l’Economie et Président de l’UMP…

Hier soir, en direct du bureau de la Présidence

Le référendum pour ratifier le Traité constitutionnel européen est l'annonce phare de cette traditionnelle interview du 14 juillet.

Costume marine et cravate club sombre, dans son bureau pour donner plus de solennité à ses propos, Jacques Chirac qui attendait l'adoption de la Constitution Européenne avant de décider le mode de ratification, a donc choisi, préférant le référendum au vote des parlementaires.

Référendum qui aura lieu probablement dans la deuxième partie de l'année prochain. Politiquement risqué pour une majorité ébranlée par les échecs électoraux des régionales et des européennes, ce réferendum est un vrai débat d'avenir, affirme Jacques Chirac, qui se dit confiant et annonce qu'il fera campagne pour le Oui. Ce référendum était réclamé par une partie des socialistes par ailleurs divisés sur la Constitution elle-même.

L'intervention de Chirac a aussi été marquée par le ton très ferme au sujet de son ministre de l'Economie, Nicolas Sarkosy qui ne cache pas ses ambitions présidentielles et que le président a donc rappelé à l'ordre: 'je décide, il exécute', a dit Chirac, qui manifestement a voulu affirmer son autorité.

Le président s'est également prononcé pour un assouplissement des 35 heures et a dit ne pas regretter s'être prononcé si vite au sujet de la fausse agression du RER, affirmant que le climat d'agression raciste est inacceptable, ce qui nécessite vigilance et mobilisation.

Réactions aux couleurs des divergences de vision

UMP

Le ministre de la Fonction Publique Renaud Dutreil s'est félicité mercredi que le président ait fixé 'une feuille de route très claire' au gouvernement et 'mis les points sur les i' pour qu'elle 'soit appliquée dans les meilleurs conditions par l'ensemble du gouvernement'.

Jean-Pierre Raffarin a souligné mercredi que l'intervention du président Jacques Chirac avait été 'une émission de clarification' et 'une feuille de route' pour le gouvernement.

Valéry Giscard d'Estaing a qualifié mercredi de 'sage et naturelle' la décision de Jacques Chirac de consulter les Français par référendum sur la Constitution européenne.

PS

Julien Dray, porte-parole du PS : cette intervention 'révèle une très grosse tension entre le président de la République et le ministre de l'Economie et des Finances' et 'une compétition quasiment ouverte', plus qu’elle ' n’éclaire sur les trois ans à venir '

François Hollande, secrétaire national : 'Ce qui était le plus surprenant dans l'intervention du chef de l'Etat était qu'il a consacré l'essentiel de son propos à prendre la France à témoin des querelles qui agitent sa propre famille politique, son propre camp, et même à la faire assister en direct à une crise d'autorité entre le président de la République et le ministre de l'Economie et des Finances'

VERTS

L’intervention télévisée a été un 'étalage insupportable des divisions d'une majorité incapable de se reprendre', alors que les 'rodomontades de Jacques Chirac ne masquent pas sa perte totale d'autorité', selon Mireille Ferri, porte-parole du parti écologiste. 'Rien de concret du côté des mesures attendues, ni pour la cohésion sociale, ni pour l'éducation...ni pour l'environnement subitement et totalement disparu des pensées et des discours de Jacques Chirac', a-t-elle déploré.

MPF

Philippe de Villiers a annoncé qu'il entendait 'prendre la tête du non' à la Constitution européenne, après l'annonce par Jacques Chirac de l'organisation d'un référendum. Il lancera sa campagne contre la Constitution les 11 et 12 septembre à l'occasion de l'Université d'été du MPF.

FN

Jean-Marie Le Pen a estimé que l’intervention du chef de l’Etat 'oscillait entre le dérisoire et le pitoyable', le président 's'est longuement étendu sur le ‘grand gâchis social’ (...) alors qu'il préside au gâchis et à son aggravation depuis 9 ans' et qu'il n'a 'paru vraiment concerné que par son règlement de comptes personnel avec Nicolas Sarkozy'.

Sur le référendum de la Constitution européenne, 'non seulement un responsable politique ‘digne de ce nom’ peut contester le caractère ‘bon et positif’ de ce texte, mais le souci de l'avenir de la France (...) doit conduire à rejeter une Constitution qui nie la souveraineté de notre pays'.

 





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