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Sur le vif

Iran: une conférence sur l'holocauste

| Lundi 11 Décembre 2006



Lundi s'est ouverte la conférence sur l'holocauste organisée par le gouvernement iranien avec la participation attendue d'universitaires révisionnistes comme le français Robert Faurisson.

Plus de 60 "chercheurs et universitaires" de 30 pays sont attendus pour cette conférence organisée par le gouvernement les 11 et 12 décembre.

Manouchehr Mohamadi, vice-ministre des Affaires étrangères, a justifié mardi sa tenue par l'absence de réponses, selon lui, aux questions sur l'holocauste posées par le président Mahmoud Ahmadinejad, dont le pays ne reconnaît pas l'existence d'Israël.

"Ahmadinejad a demandé si l'holocauste avait eu lieu ou pas. Et s'il a eu lieu, pourquoi empêche-t-on des universitaires de faire des recherches sur le sujet, et pourquoi jette-t-on les révisionnistes en prison?", a demandé M. Mohamadi. Le président iranien, qui a estimé que le régime israélien devait être "rayé de la carte", a mis en doute l'ampleur de l'holocauste, et jugé que ce "mythe" avait été utilisé par les juifs et les Européens pour imposer la création de l'Etat d'Israël.

L'annonce de la tenue de la conférence a provoqué de vives réactions de nombreux pays.

Berlin a ainsi condamné "toutes tentatives, dans le passé et à l'avenir, de ceux qui cherchent à donner un forum à ceux qui relativisent et remettent en cause l'Holocauste".

Washington a qualifié de "geste honteux" cette réunion "en fait destinée à mettre en valeur ceux qui nient la réalité de l'Holocauste".

Brasilia a exprimé sa "ferme condamnation", et le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a estimé que "toute tentative de semer le doute sur la réalité de cette horreur unique et indéniable doit susciter l'opposition ferme de toute personne de bonne volonté, quelle que soit sa religion".

M. Mohamadi a affirmé que la conférence "fournira, sans aucune idée préconçue, le cadre nécessaire aux chercheurs des deux camps pour exposer leurs vues dans la plus complète liberté".

Elle abordera plusieurs thèmes, dont: "antisémitisme, nazisme et sionisme"; "nazisme et sionisme : collaboration ou coopération"; "les chambres à gaz, négation ou confirmation"; "les lois contre les négationnistes", etc.

L'Iran avait déjà suscité une vague d'indignation avec le lancement en février par un journal iranien et la Maison de la caricature d'un concours international de caricature sur l'holocauste.




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