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Irak, rien ne va plus

Rédigé par Zaïri Rachid | Lundi 27 Octobre 2003

La situation en Irak semble s’apparenter à une spirale infernale. Deux explosions ont été entendues ce lundi matin, au premier jour du Ramadan, dans la capitale, après celle qui a eu lieu devant le bâtiment abritant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), faisant état de 10 morts et de 22 blessés, dont 6 grièvement atteints. Cette série d’explosions intervient après qu’une trentaine de roquettes aient touché hier l'hôtel Al-Rachid, à Bagdad, où logeait Paul Wolfowitz, le numéro deux du Pentagone, qui en est sorti indemne. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, la coalition 'anglo-américano-polonaise' peine à rétablir la stabilité dans le pays. Elle fait face à une résistance armée de plus en plus sophistiquée et organisée ainsi qu’à de fortes mobilisations de la population, qui semble donner peu de crédit au gouvernement transitoire mis en place par l’administration américaine et considère la coalition, non plus comme une force 'libératrice', mais plutôt comme une force d’occupation.



La situation en Irak semble s’apparenter à une spirale infernale. Deux explosions ont été entendues ce lundi matin, au premier jour du Ramadan, dans la capitale, après celle qui a eu lieu devant le bâtiment abritant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), faisant état de 10 morts et de 22 blessés, dont 6 grièvement atteints. Cette série d’explosions intervient après qu’une trentaine de roquettes aient touché hier l'hôtel Al-Rachid, à Bagdad, où logeait Paul Wolfowitz, le numéro deux du Pentagone, qui en est sorti indemne. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, la coalition 'anlo-américano-polonaise' peine à rétablir la stabilité dans le pays. Elle fait face à une résistance armée de plus en plus sophistiquée et organisée ainsi qu’à de fortes mobilisations de la population, qui semble donner peu de crédit au gouvernement transitoire mis en place par l’administration américaine et considère la coalition, non plus comme une force 'libératrice', mais plutôt comme une force d’occupation.

Vague d’attentats à Bagdad au premier jour du Ramadan

Ce matin, les résistants irakiens ont mené deux opérations dans la capitale. Les cibles étaient le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et un endroit près du ministère de la santé. Le Bâtiment abritant le siège du CICR et celui du ministère de la santé sont situés sur chacune des deux rives du Tigre, qui coupe la capitale irakienne en deux.

Au moins dix personnes ont été tuées et dix autres blessées dans l'attentat à la voiture piégée contre le siège du CICR, a annoncé le général américain Mark Hertling. Il a précisé que quatre autres voitures ont explosé dans le secteur de Bagdad, deux d'entre elles visant des commissariats.

Selon des témoins, l'explosion au CICR s'est produite vers 8h30 locales (06h30 heure de Paris) quant le conducteur d’une ambulance a précipité son véhicule contre les barrières de sécurité -des barils de pétrole remplis de sable- protégeant le bâtiment. Selon des employés du CICR, qui demeurent dans l’incompréhension totale, la déflagration a provoqué d'importants dégâts à l'immeuble. Il s’agit du premier attentat mené contre cette organisation humanitaire depuis le début de ses activités en Irak au début des années 1980.

Une deuxième explosion a suivi quelques minutes plus tard près du ministère de la Santé, situé en face du CICR. Aucune indication n'a été donnée dans l'immédiat sur d'éventuelles victimes.

D’autres explosions ont eu lieu dans la foulée. Ainsi de nombreuses cibles ont été visées dans la capitale. Des voitures piégées ont explosé à proximité de nombreux commissariats de police à Bagdad. Ces explosions font état d’au moins trois morts, d’une cinquantaine de blessés et d’une dizaine de voitures endommagées.

Attentat spectaculaire contre l’Hôtel Al-Rachid
Dimanche soir, le centre de Bagdad a été secoué par deux explosions après une attaque spectaculaire à la roquette dans la matinée contre l'hôtel Al-Rachid, où logeait le numéro deux du Pentagone Paul Wolfowitz. En visite depuis vendredi dans la capitale irakienne, le secrétaire adjoint du Pentagone est sorti indemne de cette attaque. Un colonel américain a été tué et 17 personnes, dont 11 Américains et 4 civils étrangers, ont été blessées dans l'attaque contre l'hôtel visé par 29 roquettes.

Deux heures après l'attaque, M. Wolfowitz a donné une conférence de presse. 'Nous continuerons notre travail en dépit des actes désespérés d'un régime moribond', a-t-il dit, estimant que les Américains actuellement en Irak, civils ou militaires, étaient des 'héros'. Devant l'hôtel, l'armée américaine a découvert un lanceur multitubes de Katioucha dans une remorque garée sur un trottoir qui fait face à l'hôtel.

A Washington, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a affirmé hier que les Etats-Unis ne s'attendaient pas à subir des attaques d'une telle ampleur en Irak, après la 'fin des hostilités' décrétée le 1er mai par Washington. Un haut responsable militaire américain a affirmé que l'attentat était en préparation depuis 'un ou deux mois' et ne visait donc pas Paul Wolfowitz. Un peu plus tard dans la soirée, deux explosions ont eu lieu dans la 'zone verte', la zone du centre de Bagdad bouclée par les forces de la Coalition.




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