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Ils saisissent la justice contre les Pays-Bas et les Nations unies

| Samedi 2 Juin 2007

Les avocats des familles des victimes du massacre de Srebrenica, perpétré en Bonie en 1995, ont annoncé leur intention de poursuivre en justice les Pays-Bas et les Nations unies, qu'elles accusent d'avoir laissé faire.



Poursuivre en justice les Pays-Bas et les Nations unies

Les avocats des familles des victimes du massacre de Srebrenica, perpétré en Bonie en 1995, ont annoncé leur intention de poursuivre en justice les Pays-Bas et les Nations unies, qu'elles accusent d'avoir laissé faire.

Un cabinet d'avocats représentant environ 6.000 personnes, membres des familles des victimes, a annoncé qu'il porterait plainte lundi.

Lors de la guerre en Bosnie (1992-95) Srebrenica avait été déclarée "enclave protégée" par l'Onu qui y avait déployé une unité de l'armée néerlandaise.

Ces soldats légèrement armés et dépourvus d'appui aérien ont été contraints d'abandonner l'enclave aux forces bosno-serbes, qui ont emmené et massacré quelque 8.000 Musulmans qui comptaient sur la protection des soldats néerlandais.

Une

En 2002, le gouvernement néerlandais de Wim Kok a démissionné après la publication d'un rapport qui accusait la classe politique néerlandaise d'avoir confié une "mission impossible" à ses soldats sous mandat de l'Onu.

"Ces trois dernières années, les arguments se sont accumulés contre l'Etat néerlandais et les Nations unies, qui sont tenus partiellement responsables de la prise de l'enclave et du génocide qui a suivi", explique le cabinet Van Diepen Van der Kroef dans un communiqué.

"Dans cette affaire, les proches rescapés de ce drame doivent, enfin, se voir accorder reconnaissance et justice."

Tolimir arrêté

Pour l’heure, l'ex-général bosno-serbe Zdravko Tolimir, arrêté jeudi dans les Balkans et accusé de crimes de guerre, a été transféré au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), à La Haye.

Tolimir, aujourd'hui âgé de 58 ans, était un proche collaborateur du chef de l'armée bosno-serbe Ratko Mladic, l'un des plus hauts responsables recherchés par le TPIY. Il est soupçonné de diriger la logistique du réseau de partisans de Mladic, qui a échappé à toutes les recherches depuis 2001.

Peu de détails ont filtré sur les circonstances de l'arrestation de Tolimir, accusé d'avoir participé au massacre de Srebrenica.





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