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'Il faudra des permanences de policiers'

| Lundi 9 Janvier 2006

Karen Montet-Toutin, professeure d’arts plastiques au lycée professionnel Louis-Blériot d’Etampes, dans l’Essonne, avait été agressée en plein cours par un de ses élèves le 16 décembre dernier. Pourtant, la professeure avait écrit à ses supérieurs afin de signaler des menaces proférées à son encontre. Après l’émotion, le ministre de l’Education Nationale, soutenu par celui de l’Intérieur, avait émis l’hypothèse d’une présence policière à l’école, soulevant un tollé.



"Pas de fautes caractérisées"

Aujourd’hui, cette éventualité de la présence policière dans les établissements scolaires semble se transformer en certitude, si l’on en croit les propos du ministre de l’Education Nationale Gilles de Robien, qui s’exprimait hier lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Revenant tout d’abord sur l’agression dont a été victime Mme Montet-Toutin le 16 décembre, et reconnaissant que celle-ci avait signalé la possibilité d’agression à son encontre, Gilles de Robien a précisé que cette dernière n’avait accompli « aucune fautes caractérisées ou fautes graves ». « Ce que je sais, ce que je peux dire ce soir, avec des éléments objectifs, c'est qu'il n'y a pas de fautes caractérisées ou de fautes graves dans cet établissement qui auraient pu, le cas échéant, entraîner cela » a déclaré le ministre, précisant qu’il devrait recevoir « mardi ou mercredi » les conclusions d’une enquête administrative menée par ses services. « Avec ces éléments objectifs, que je tiens à la disposition du procureur, je pourrai dire si, d'un point de vue administratif, il y a eu ou il n'y a pas eu de faiblesses ici ou là » a-t-il précisé.


Circulaire

Toujours selon le ministre, une circulaire serait en cours d’élaboration afin de « clarifier » la situation : « Oui, dans certains établissements, il faudra des permanences de policiers, évidemment avec l'accord de l'équipe éducative. Je suis en train de repeigner une circulaire de 1998 pour que les choses soient clarifiées dans ce sens ». Pour « que les professeurs puissent davantage se confier, confier leurs craintes, le cas échéant leurs soupçons », Gilles de Robien a précisé que la permanence devrait ouvrir ses portes une à trois fois par semaine, et par un policier en civil. « Il n'y a pas de honte à ce que les services publics de la République travaillent ensemble dans des lieux communs. Je pense que c'est un élément qui peut rassurer. L'essentiel, c'est que l'insécurité ne vienne pas entraver l'acte éducatif » a-t-il tenu à préciser.

Par ailleurs, le ministre de l’Education Nationale a lancé l’idée de l’instauration de professeurs bivalents, dans le but « d’optimiser l’Education Nationale ». « Je crois qu'on pourrait donner aux élèves enseignants, et donc aux enseignants, peut-être plus d'une matière à enseigner. C'est la bivalence » a déclaré le ministre. « La bivalence est une des voies qui permettraient d'optimiser l'Education nationale. On est dans le qualitatif et pas dans le quantitatif » a-t-il ajouté.




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