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IB Libéré sous caution

Rédigé par Ammar B. | Lundi 22 Septembre 2003

L’ancien militaire ivoirien Ibrahim Coulibaly, alias IB, a été libéré de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) ce mercredi 17 septembre. Arrêté le 23 août à l’aéroport de Roissy, IB s’apprêtait à rentrer dans son pays. Par voix de presse, il avait annoncé cette décision suite à une loi d’amnistie votée par le parlement ivoirien. Ancien Sergent-chef de l’armée ivoirienne, IB avait choisi la rébellion à la chute de Gueï Robert ex-président ivoirien dont il était le garde du corps. M. Gueï a été assassiné lors du soulèvement armé du 19 septembre 2002 qui a divisé la Côte d’Ivoire en deux. Avec 13 autres prévenus, IB est aujourd’hui soupçonné de préparer un putsch avec le projet d’assassiner l’actuel président ivoirien, Laurent Gbagbo



L’ancien militaire ivoirien Ibrahim Coulibaly, alias IB, a été libéré de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) ce mercredi 17 septembre. Arrêté le 23 août à l’aéroport de Roissy, IB s’apprêtait à rentrer dans son pays. Par voix de presse, il avait annoncé cette décision suite à une loi d’amnistie votée par le parlement ivoirien. Ancien Sergent-chef de l’armée ivoirienne, IB avait choisi la rébellion à la chute de Gueï Robert ex-président ivoirien dont il était le garde du corps. M. Gueï a été assassiné lors du soulèvement armé du 19 septembre 2002 qui a divisé la Côte d’Ivoire en deux. Avec 13 autres prévenus, IB est aujourd’hui soupçonné de préparer un putsch avec le projet d’assassiner l’actuel président ivoirien, Laurent Gbagbo.

Une caution de 20.000 Euros pour IB
Maître Amidou Diabaté, l’avocat de IB, a expliqué que la libération de son client est intervenue après le versement d’une caution de 20.000 euros, cela après près de trois semaines de détention.
Les 14 personnes mises en examen dans cette affaire sont accusées d’être des mercenaires préparant une action militaire pour déstabiliser la Côte d’Ivoire. Des accusations niées en bloc par Maître Diabaté. L’avocat dénonce une manipulation de la police française dont l’objet serait de neutraliser IB ouvertement opposé au pouvoir de Gbagbo Laurent.

4.000 militaires français sont actuellement en position en Côte d’Ivoire, stationnés essentiellement le long d’une ligne qui divise le pays en deux depuis le 19 septembre 2002. Ces hommes ont pour mission de s’interposer entre les deux partis : le Nord, sous le contrôle des ' Forces Nouvelles ' en lutte contre les ' Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire ' au Sud.

A l’arrestation de IB à Paris, le président Gbagbo Laurent avait adressé ses ' remerciements à la France '. Mais à la nouvelle de la libération de son opposant, Monsieur Gbagbo a déclaré : 'La cour d'appel estime qu'il n'y a pas eu de début d'exécution au projet de m'assassiner ? Mais qu'est-ce qu'il leur faut ? Qu'on m'exécute ?'.

Une paix armée en attendant les élections
Depuis le soulèvement militaire intervenu il y a un an, la Côte d’Ivoire est divisée en deux zones. Dans la nuit du 19 septembre 2002, des hommes armées se sont infiltrées dans ' des lieux où des personnes originaires du Nord avaient été torturées ou tuées. Ils ont vengé leurs frères et sœurs avant de se retirer dans le Nord '. Le président en exercice Laurent Gbogbo était en visite officiel à Rome. L’ex-président Robert Guei est tué ainsi que le Ministre de l’Intérieur. L’opposant Alassane Ouattara et son épouse échappent de justesse à des hommes armées.

Après l’échec de nombreuses tentatives de conciliations africaines, la France avait réussi l’exploit à obtenir la signature des ' accords de Marcoussi ' qui satisfaisaient les différents partis. Ces accords portaient mettaient notamment fin à la controverse autour du code de la nationalité depuis que M Alassane Ouattara, Ex-premier ministre ivoirien, originaire du Nord du pays (à majorité musulmane) a souhaité briguer la tête de l’Etat.

Une fois les ' accords de Marcoussi ' signés, le Front Populaire Ivoirien au pouvoir a organisé une forte opposition civile mettant en péril l’application pratique des accords. Après une période de terreur causée par une série d’assassinats de personnalités du Nord perpétrées par les ' escadrons de la mort ', malgré le choix de Seydou Diarra au poste de Premier ministre (de conciliation), l’entrée des rebelles au gouvernement et le vote d’une loi d’amnistie, le pays reste coupé en deux. De part et d’autre de la ligne de démarcation, les hommes gardent leurs armes. L’économie est au bord de la ruine et l’administration marche au ralenti. Si les armes se sont tues, la lutte politique bat son plein en prévision des prochaines élections présidentielles prévues en 2005.





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