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Huit français expulsés d'Egypte, en garde à vue à Paris

| Vendredi 8 Décembre 2006

Les huit français accusés d’appartenir à un groupe terroriste ont été transférés à la frontière franco-belge cette nuit. Ils ont été directement mis en garde à vue dans les locaux de la sous direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT). Ils avaient été expulsés jeudi par les autorités égyptiennes, du Caire vers la Belgique, après un coup de filet dans les milieux radicaux. Les autorités égyptiennes déclarent que ces individus cherchaient à recruter des gens pour partir combattre en Irak.



Expulsés

En tout, dix personnes ont été expulsées d’Egypte jeudi, toutes accusées d’appartenir à un mouvement cherchant à recruter des combattants pour partir en Irak. Huit sont français et deux belges. Les français ont immédiatement été transféré à la frontière franco belges et remis à la police, s’étant vue signifier leur « non admission » sur le territoire belge. Une enquête préliminaire a été ouverte en France sur ces individus, par la section antiterroriste du parquet de Paris. Ils sont maintenant retenus dans les locaux de la SDAT, sous direction antiterroriste de la police judiciaire. Cette garde à vue spécifique peut durer jusqu’à quatre jours.

En Belgique, le parquet fédéral a indiqué avoir ouvert une information judiciaire à l'encontre de ses deux ressortissants.

Ces hommes ont été arrêtés à la mi-novembre dans un quartier du Caire, en compagnie de deux ressortissants belges, et ont été présentés par les autorités égyptiennes comme des "djihadistes". Le Caire a indiqué détenir des documents montrant des sympathies avec des mouvements islamistes radicaux, mais aucune preuve d'action violente n'aurait été découverte contre eux. De plus, aucune information n'a été transmise par la justice égyptienne au parquet de Paris sur les faits reprochés aux personnes expulsées, a-t-on appris au bureau du procureur.

« Ces personnes avaient des liens avec certaines organisations terroristes étrangères. Les investigations ont montré qu'ils cherchaient à recruter d'autres personnes, à les inciter au djihad, et à se rendre en Irak pour y mener des opérations », dit un communiqué du ministère de l’Intérieure égyptien, diffusé lundi. Ce communiqué affirme que les membres étrangers de cette cellule résidaient en Egypte « sous le couvert d'études islamiques et de l'arabe. (...) Une partie de ces éléments a été arrêtée », indique le communiqué, précisant qu'il s'agit « de neuf Français, deux Belges, un Américain et un certain nombre d'Egyptiens, Syriens et Tunisiens. » Outre, ceux expulsés, les autres restent aux mains des autorités égyptiennes, a précisé le ministère de l'Intérieur au Caire.


combattants étrangers

Ces hommes ont, semble-t-il, été arrêtés dans la nuit du 13 et 14 novembre, lors d'un coup de filet à Medinet Nasr, un quartier du Caire et à Alexandrie. Ces arrestations ne sont pas le fruit d'une enquête judiciaire belge, ni française, mais bien egytienne.

D’autres arrestations ont aussi eu lieu en Arabie saoudite. « Le 10 novembre, il y a eu un coup de filet en Arabie saoudite, à Médine, au cours duquel deux Belges ont été arrêtés », a déclaré sous couvert d'anonymat un responsable chargé de questions de sécurité en Belgique. Ces deux Belges « sont nés en 1982 et 1983 » et étaient inconnus de la justice belge. Les forces de sécurité saoudiennes disent avoir arrétés 139 militants d'al-Qaïda suspects durant une campagne nationale de presque trois mois. Selon un communiqué publié par le ministère saoudien de l'Intérieur, la plupart des 139 suspects détenus sont des étrangers. Ces détenus se seraient infiltrés en Arabie saoudite après avoir reçu une formation terroriste à l'extérieur du pays indiqe le communiqué du gouvernement saoudien.

Plusieurs procédures judiciaires menées en France ont permis de découvrir de petites filières d'acheminement de combattants vers l'Irak, qui concernent au maximum quelques dizaines de personnes. Quelques Français sont morts en Irak, plusieurs autres y sont détenus, trois autres originaires de Tours ont été renvoyés de Syrie la semaine dernière et mis en examen.

Selon le Caire, le groupe de jeunes hommes était en contact avec des organisations terroristes internationales, cependant, aucun d'entre eux n'a été inculpé, a-t-on assuré de source judiciaire.








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