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Hugo Chavez se dit 'prêt à aller chercher Ingrid'

| Vendredi 4 Avril 2008

Alors que le président vénézuélien Hugo Chavez s'est dit "prêt à aller chercher Ingrid" Betancourt avec son homologue français Nicolas Sarkozy, la guérilla colombienne des FARC a quant à elle refusé toute libération unilatérale d'otages.



Hugo Chavez se dit 'prêt à aller chercher Ingrid'
Jeudi 3 avril au soir, le président vénézuélien Hugo Chavez a proposé de se rendre en Colombie avec son homologue français Nicolas Sarkozy afin d'aller y chercher Ingrid Betancourt. Dans un message radiotélévisé, le chef de l'état vénézuélien a ainsi déclaré : "Je serais disposé à aller, avec Sarkozy, chercher Ingrid" Betancourt.

Le président vénézuélien a même demandé à Nicolas Sarkozy de demander de l'aide aux Etats-Unis et au président américain George W. Bush, afin que ce dernier leur vienne en aide pour effectuer l'échange de 500 guérilléros des FARC emprisonnés contre 39 otages de la guérilla, dont Ingrid Betancourt et trois Américains. "J'ai recommandé à Sarkozy de parler avec le président des Etats-Unis qui peut faire beaucoup là-bas" [en Colombie], a souligné Hugo Chavez, qui dévoilait dans son message le contenu d'une conversation téléphonique qu'il avait eu avec son homologue français.

Dans le même temps, les FARC ont accueilli avec circonspection et méfiance la mission humanitaire arrivée sur place jeudi 2 avril et envoyée par Nicolas Sarkozy pour accéder à Ingrid Betancourt, dans un état de santé critique.

"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse", a ainsi souligné l'agence de presseproche des FARC Anncol, ajoutant : "Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite et que nous ne savons pas quelles sont les limites de la sincérité de Sarkozy."

Le "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla colombienne, Rodrigo Gandra, a quant à lui déclaré un peu plus tôt que les FARC excluaient toute libération unilatérale d'otages, précisant que des libérations ne pourraient avoir lieu que dans le cadre d'échanges.

"Ceux qui sont prisonniers dans nos campements ne seront libérés que dans le cadre d'un échange de prisonniers", a déclaré Rodrigo Granda, soulignant qu'"il n'est pas admissible qu'on nous demande encore des gestes de paix, quand après tant de preuves concrètes de notre volonté politique de trouver des issues au conflit, on nous répond par l'infamie".




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