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Sur le vif

Hugo Chavez aurait financé les Farc

| Lundi 3 Mars 2008



Lundi soir, le chef de la police colombienne a affirmé que le président vénézuélien Hugo Chavez aurait financé la guérilla des Farc. Des documents saisis sur l'ordinateur du N°2 du mouvement, Raul Reyes, tué samedi en Equateur, montreraient qu'il aurait récemment envoyé 197 millions d'euros (300 millions de dollars) à la rébellion marxiste.

Et ce transfert ne serait pas le seul lien financier qui unirait le président vénézuélien et les Farc. Toujours d'après la police colombienne, un autre document prouverait que la guérilla marxiste aurait transmis 100 millions d'euros à Hugo Chavez lorsque celui-ci était emprisonné pour tentative de coup d'Etat en 1992, avant qu'il ne soit élu président. Un mot, expliquant combien le chef d'Etat vénézuélien était reconnaissant de ce don, aurait été retrouvé sur le corps de Raul Reyes dont l'élimination a provoqué une montée des tensions entre la Colombie, l'Equateur et le Venezuela.

Les documents découverts retranscrivent aussi plusieurs conversations entre Hugo Chavez et le chef des Farc, Manuel Marulanda. Dans une lettre, ce dernier se déclare prêt à apporter son aide au Venezuela «en cas d'agression» des Etats-Unis. «Cette missive implique un rapprochement et met en évidence une alliance d'armes entre les Farc et le gouvernement de Caracas», souligne la police colombienne. D'autres fichiers mentionnent l'envoi d'une cargaison de drogue vers le Mexique, ainsi que «l'acquisition et la vente de 50 kilos d'uranium». Le vice-président du Venezuela Ramon Carrizalez a immédiatement réfuté ces affirmations. «Nous sommes habitués aux mensonges de Bogota », a-t-il commenté. «Ils peuvent désormais inventer n'importe quoi pour tenter de s'extirper de cette violation du territoire équatorien».

Dès lundi matin, Bogota avait promis de dévoiler à l'ONU et l'Organisation des Etats américains, les accords passés entre les Farc, Caracas et Quito. La Colombie a ainsi reproché à Rafael Correa, le président équatorien, d'avoir passé un «compromis» avec les rebelles, afin de jouer un rôle de médiateur dans l'éventuel échange d'otages de la guérilla contre des rebelles emprisonnés. Une allégation fermement démentie par Quito.

Dimanche, Hugo Chavez, qui a vivement condamné l'incursion en Equateur de l'armée colombienne, a averti que le Venezuela répondrait militairement en cas de violation de son territoire. Il a ainsi ordonné l'envoi de dix bataillons de chars à la frontière et le déploiement de l'aviation, ainsi que la fermeture de l'ambassade du Venezuela à Bogota. De son côté, l'Equateur a également déployé des troupes sur la frontière, et rappelé son ambassadeur.






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