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Hollande posera samedi la question de confiance

| Vendredi 22 Juin 2007

Attention, au PS, les travaux de rénovation ont commencé ! Et ça déménage ! Après les propos tenus par l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal sur les réformes qu’elle promettait et ne jugeait elle-même « pas crédibles », les dirigeants du Parti socialiste fustigent des propos qualifiés de « provocation ». Dans le même temps, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, tente d’imposer et de mettre à exécution son calendrier de rénovation.



François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste
François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste
« Nous sommes dans le domaine de la pure et simple provocation, consternante de sa part » a déclaré jeudi Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne, sur les ondes de la radio RTL. « Est-ce que cela signifie que si elle avait été élue, après les avoir promises, elle ne les aurait pas appliquées ? Si réellement, elle pensait que ce n'était pas crédible, on se demande alors pourquoi elle l'a défendu » a-t-il ajouté, estimant que « c'est de sa part la preuve d'une très grande duplicité ».

Revenant sur ses propositions durant la campagne d’un SMIC à 1500 euros et de la généralisation des 35 heures, Ségolène Royal avait déclaré hier que ces promesses, « qui étaient dans le projet des socialistes », n’étaient « pas du tout crédibles ». Pour le premier secrétaire François Hollande, elle « a toujours eu cette distance à l’égard du projet des socialistes. Elle sous-estime peut-être un autre point. Il faut que dans une campagne, il y ait une cohérence plus forte entre ceux qui soutiennent et le ou la candidate. »

Justement, c’est samedi prochain que doit se tenir le Conseil national du Parti socialiste durant lequel une question de confiance doit être posée par François Hollande concernant son calendrier de rénovation du parti jusqu’en 2012. Cinq réformes sont proposées par François Hollande : un parti dirigé par un président élu au suffrage direct par les militants, une modernisation du PS pour mettre fin aux innombrables courants, une refonte et une rénovation de la doctrine socialiste, une attitude de proposition et non d’opposition systématique dans l’opposition, et une organisation des « assises de la gauche ».

Les propositions de François Hollande devraient être votées par le Conseil national, les principaux courants y adhérant. Les ségolénistes eux, s’y opposent, mais ne disposent pas de la majorité au CN.




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