Par ailleurs, prononçant un discours hier mardi à Paris devant le 100ème Congrès des Maires de France, Nicolas Sarkozy a été clair : "On ne cédera pas et on ne reculera pas".
"La réforme des régimes spéciaux de retraite, ce n'est pas une attaque contre les cheminots, les employés de la RATP, les électriciens ou les gaziers", a-t-il lancé. Pour lui, la réforme est "une question d'équité dans la répartition de l'effort face à l'évolution de la démographie, à la vie qui se prolonge, au nombre des retraités qui augmente. [...] Jusqu'au bout, je resterai déterminé et ouvert".
"Il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion", a martelé le chef de l'Etat, ajoutant : "La grande majorité des salariés de la RATP et de la SNCF et la quasi-totalité de ceux de GDF et d'EDF ont repris le travail. Désormais, l'esprit de négociation doit l'emporter sur l'esprit de confrontation. Ceux qui veulent travailler et qui sont de loin les plus nombreux doivent pouvoir le faire librement. Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à une majorité, ni dans les services publics, ni dans les universités, ce qui est un comble."