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George W. Bush interdit officiellement la torture

| Samedi 21 Juillet 2007

Vendredi 20 juillet 2007, un décret promulgué par le président américain George Bush interdit officiellement la torture durant les interrogatoires menés par la CIA. Pourtant, jusqu’à présent, l’administration Bush avait toujours catégoriquement nié la pratique de la torture, qu’elle soit physique ou morale.



George W. Bush
George W. Bush
George W. Bush a promulgué hier un décret encadrant les techniques d’interrogatoires menés par la CIA, les services de renseignements américains, en particulier sur les suspects d’actes de terrorisme. Ce décret interdit ainsi officiellement la pratique de la torture, des traitements cruels et inhumains, ou encore les insultes faites aux croyances religieuses des prisonniers, et enjoint la CIA à respecter les conventions de Genève.

« Le président a insisté sur la nécessité de standards juridiques clairs pour que les agents de la CIA impliqués dans ces tâches essentielles ne soient pas mis en danger en faisant leur travail » a pour sa part déclaré le porte-parole du président américain Tony Snow, qui précise que le texte interdit « les traitements et punitions cruels, inhumains ou dégradants et les actes de violence suffisamment graves pour être considérés comme comparables au meurtre, à la torture, à la mutilation ».

De la même manière, sont bannis les « actes conscients et scandaleux de mauvais traitements personnels destinés à humilier ou à avilir l'individu d'une manière si grave qu'une personne raisonnable, compte tenu des circonstances, pourrait juger les actes comme au-delà des limites de la décence humain » et sont officiellement interdits « les actes destinés à dénigrer la religion, les pratiques religieuses ou les objets religieux des détenus ».

Pourtant, évoquant les pratiques de torture, Michael Hayden, le directeur de la CIA, a déclaré : « Nous avons pris sur nous cette responsabilité pour une seule raison : pour apprendre tout ce que nous pouvons sur les ennemis les plus mortels et fanatiques de notre pays, afin que nos opérations contre eux soient aussi efficaces que possible », tout en estimant que ce décret présidentiel leur « donne la clarté légale qu’[ils cherchaient] ».





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