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George Bush s'est enlisé

Rédigé par OURABAH Sofiane | Mardi 11 Novembre 2003

George Bush n'a plus la cote auprès du peuple américain. Selon le dernier sondage réalisé par l'hebdomadaire Newsweek, la politique irakienne du président américain est désapprouvée par plus de la moitié des Américains. Après la 'vietnamisation', Washington se voit reprocher 'l'irakisation'. En s'attaquant à l'Irak, le président US aurait commis l'erreur qu'il ne fallait pas faire.



George Bush n'a plus la cote auprès du peuple américain. Selon le dernier sondage réalisé par l'hebdomadaire Newsweek, la politique irakienne du président américain est désapprouvée par plus de la moitié des Américains. Après la 'vietnamisation', Washington se voit reprocher 'l'irakisation'. En s'attaquant à l'Irak, le président US aurait commis l'erreur qu'il ne fallait pas faire.

 

Le schéma10 de la ' vietnamisation '
En optant pour une diminution du nombre des GI's en Irak au profit de forces irakiennes formées en toute hâte, les Etats-Unis se voient reprocher un choix qui rappelle à certains la débâcle de la fin de la guerre du Vietnam. 'L'irakisation' des forces militaires et de police n'est pas sans évoquer le choix de la 'vietnamisation' qui avait précédé l'effondrement du sud-Vietnam face aux forces du Nord en 1975, soulignent des commentateurs et hommes politiques.
La 'vietnamisation' décidée par l'ancien président Richard Nixon consistait à confier progressivement au sud-Vietnam la charge des opérations militaires afin de désengager les Etats-Unis, après un long enlisement qui a coûté la vie à plus de 58.000 soldats américains.

Les leçons d’une semaine sanglante
La semaine sanglante, qui a coûté la vie à trente deux militaires US à la suite des attaques de la résistance irakienne, n'a pas manqué de se répercuter sur la cote de popularité du président américain. Il a perdu plus de 20 points en six mois dans les sondages. Il est aujourd'hui très éloigné des 70% d'opinions favorables du mois d'avril.
51% des Américains désapprouvent la politique irakienne de George Bush. 75% des personnes interrogées craignent un enlisement à long terme de l'armée américaine en Irak, tandis que 60% d'entre elles trouvent que trop d'argent a été dépensé dans cette opération. Par dessus tout, plus de la moitié des sondés pensent que l'administration Bush s'est engagée dans la guerre en Irak sans avoir préparé au préalable un plan de gestion de l'après-guerre.
Au vu de l'accroissement du nombre des attentats antiaméricains ces derniers jours, avec l'enregistrement de pertes en vies humaines au quotidien, le patron de la Maison Blanche aura de grandes peines à redorer son blason.

Pas d’armes de destruction massive
Les quatre soldats US tués durant ces dernières quarante-huit heures portent à cent cinquante-six le nombre de militaires américains morts dans des opérations de la résistance irakienne. Peu d’analystes avaient prévu une telle escalade, bien que Saddam Hussein ait promis ' l'enfer ' aux Américains. Peu de crédit avait été accordé à ces menaces après la rapide chute de la capitale irakienne. La thèse du retrait tactique pour mieux organiser la résistance, avancée par certains observateurs, est aujourd’hui la thèse la plus crédible. Car la situation sécuritaire est devenue quasiment ' ingérable ' pour le Pentagone. L’absence des ' armes de destructions massives ' est également gênante pour les États-Unis et leur allié britannique. Ces armes supposées furent la principale raison invoquée par les coalisés pour imposer cette guerre à Bagdad.

Les fruits d’une guerre injuste
En six mois de recherches, les mille quatre cents experts américains déployés sur le territoire irakien par le département d'État US n'ont rien découvert de concret qui soit en mesure d'incriminer le régime de Saddam Hussein. Cette guerre a tout d’une guerre injuste imposée au peuple irakien dans le but, désormais évident, de déchoir Saddam Hussein qui constituait une entrave aux intérêts américains dans cette région du monde. George Bush semble récolter les fruits de sa 'tromperie' vis-à-vis du peuple américain. Le second mandat qui lui semblait promis, est de plus en plus incertain. Il serait, ainsi, sur les traces de son père, victime lui aussi d'une guerre contre l'Irak.





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