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Gare du Nord terminus pour les candidats à la présidentielle

| Vendredi 30 Mars 2007

Les thèmes sécuritaires reviendraient-ils, comme au plus fort de la campagne présidentielle de 2002, à la une de la campagne actuelle ? Il est clair que ce niveau n’est pas atteint mais il est vrai que les événements de mardi 27 mars 2007 à la gare du Nord font l’objet de commentaires et de petites phrases de la part de tous les candidats, et c’est sur Nicolas Sarkozy, ex-ministre de l’Intérieur, que se concentrent pratiquement toutes les critiques. En attendant, ce jeudi, trois condamnations sont tombées.



Pour Stéphane Rozès de l’institut de sondage CSA, « l'impact d'un tel événement sera de moindre importance qu'en 2002 parce que la gauche est plus présente sur ce terrain qu'elle ne l'était il y a cinq ans et parce qu'aujourd'hui le pays relativise davantage ». Pourtant, chacun des candidats à l’élection présidentielle tente de tirer la couverture à lui et tirer avantage des événements.

En déplacement à Cruseilles en Haute-Savoie, le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy « bien triste de voir que des candidats à la présidence de la République, c'est-à-dire qui doivent incarner l'identité de la nation, l'autorité républicaine, trouvent des excuses aux fraudeurs, aux émeutiers et aux violents ». « Ca me fait mal au cœur » a-t-il martelé.

A Nîmes et devant environ 4000 personnes, François Bayrou a quant à lui tenu à préciser que « depuis 25 ans les uns et les autres ont laissé se dégrader la situation au point qu'il y a désespoir d'un côté et inquiétude de l'autre, impression d'échec d'un côté et insécurité de l'autre. Ce n'est plus acceptable pour un pays comme la France. » Renvoyant dos à dos « compère et commère », comme il désigne les candidats des deux grands partis de gouvernement, il a rejeté « l’héritage commun du PS et de l’UMP ».

« J'entends un certain nombre de déclarations des candidats de la droite », qui me mettent « dans le camp de je ne sais quel laxisme qui défend l’idée qu’on peut prendre un transport en commun sans payer » a pour sa part lancé Ségolène Royal à l’occasion d’un meeting à Tours. « Vous me connaissez, ce n’est pas mon genre, je défends l’ordre juste. L’ordre juste, c’est que chacun applique les mêmes règles, les puissants comme les petits. Et il y a une règle très simple, quand on prend son transport on paye son billet. Une autre règle, c’est normal, il y a des contrôleurs » a-t-elle ajouté. Bertrand Delanöé, lui, a estimé que les événements de la gare du Nord « confirment notamment l'erreur magistrale qu'a constituée la suppression de la police de proximité" par le président de l'UMP ». Pour Marie-Georges Buffet, c’est « une nouvelle illustration de l'échec de Nicolas Sarkozy » qui « a semé depuis plusieurs années les graines d'une situation explosive ».

Hier soir 29 mars, le tribunal correctionnel de Paris a prononcé trois peines à l’encontre de trois jeunes ayant participé aux incidents gare du Nord. Deux jeunes de 28 et 19 ans ont été condamnés à 4 mois de prison fermes. Le troisième a écopé de 4 mois avec sursis. Le voyageur sans billet, Angelo Hoekelet sera, à la demande de son avocat, jugé le 2 mai 2007. Me Bruno-Albert Boccara,, avocat du jeune homme, a par ailleurs précisé que, contrairement à tout ce qui était dit, et notamment par le nouveau ministre de l’Intérieur François Baroin, son client ne se trouvait pas en situation irrégulière sur le territoire français. Il serait entré régulièrement en France dans le cadre d’un regroupement familial. « Tous ses frères et sœurs sont aujourd'hui français. Lui n'a pas su se débrouiller alors qu'il était français de plein droit » a précisé Me Boccara.





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