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François Bayrou contre la guerre en Iraq

Rédigé par Colin Mohammed | Mercredi 29 Janvier 2003

Au cours d’une rencontre-débat sur le thème la paix en Iraq organisée par l’UAM 93 (l’Union des Associations Musulmanes de Seine Saint Denis), François Bayrou s’est positionné mardi soir à Drancy contre l’éventualité d’une guerre en Iraq. Cette soirée où sont intervenus responsables religieux et personnalités politiques fut un véritable laboratoire de la paix.



Au cours d’une rencontre-débat sur le thème la paix en Iraq organisée par l’UAM 93 (l’Union des Associations Musulmanes de Seine Saint Denis), François Bayrou s’est positionné mardi soir à Drancy contre l’éventualité d’une guerre en Iraq. Cette soirée où sont intervenus responsables religieux et personnalités politiques fut un véritable laboratoire de la paix.  

 

Dans un contexte ou Bush fait entendre les bruits de botte et s’acharne à convaincre son opinion publique de la guerre imminente, en France l’UAM 93 a organisé à Drancy une rencontre pour sensibiliser les citoyens contre le conflit en Iraq. Cette association qui s’était fait entendre pour avoir dénoncé une convocation des RG jugée méprisante conduisant le Préfet de la Seine Saint Denis à présenter ses excuses a invité plusieurs personnalités des trois religions monothéistes et de grandes figures politiques. Les responsables de l’UAM 93 ont néanmoins regretté l’absence d’Alain Juppé et de Jean François Coppé, porte parole du gouvernement. Seuls le maire de Drancy et François Bayrou ont répondu à l’invitation. « Je trouve très étrange que les débats sur les plateaux de télévision soient différents des débats locaux » ironise le président de l’UDF.

 

 

« Depuis quelques semaines, se prépare une guerre tandis que les diplomaties internationales continuent leur ballet. En 1991, j'ai voté la guerre parce que Sadam Hussein avait envahi le Koweït, un pays voisin qu'il avait accaparé. Aujourd'hui, je suis de ceux, qui n'approuvent pas ce qui semble se dérouler de manière inexorable, qui me pose de terribles questions pour le siècle qui vient » s’inquiète François Bayrou.

 

Les lois internationales doivent être plus fortes que la force

« Pour l’instant constate François Bayrou, le gouvernement a montré qu’il défendait des principes. » La crise iraquienne va se jouer dans les prochaines semaines selon l’homme politique et ces évènements seront déterminants pour l’avenir du monde. C’est pourquoi « il faut des lois internationales plus fortes que la loi de la force ». « Je soutiendrai le gouvernement lorsqu’il manifestera sa détermination dans ce sens » a-t-il affirmé.

 

La France doit utiliser son droit de veto

Gilbert Achkar, professeur de sciences politiques à l’Université Paris 8 espère quant à lui que « l’Europe (pour une fois) sera se démarquer et faire preuve d’indépendance et non de vassalité » Il ajoute : « Dans ce contexte, une responsabilité particulière incombe à la France. Il faut qu’elle s’oppose au projet guerrier de Washington jusqu’à utiliser son droit de veto » au conseil de sécurité de l’ONU. Le recteur Larbi Kechat déplore « le silence des morts » des pays musulmans et souhaite également que la France utilise son droit de veto.

 

Un laboratoire de la paix

Après le discours du recteur de la mosquée Addawa Larbi Kechat, qui fit appel à la raison du cœur et qui s’est joint aux autres responsables des communautés catholique, juive et musulmane pour ne pas laisser un possible conflit en Irak avoir des répercussions en Seine-Saint-Denis, Sammi Gozlan responsable du Conseil de la communauté juive de Seine-Saint-Denis (CCJ 93), déclare que « ce soir, la Seine-Saint-Denis est un laboratoire de la paix. Nous voulons faire la démonstration qu'autre chose peut être fait que la division et la haine » Continuant sur cette même ligne l'évêque du diocèse de Seine-Saint-Denis, Monseigneur Olivier de Berranger, encourage à ce que les communautés soient des bâtisseurs de la paix. Le président du mouvement des démocrates musulmans, Abderrhamane Dahmane s’est engagé à « être ensemble sur le terrain chaque fois qu'un individu, quelle que soit son origine, sera agressé »





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