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Religions

Financement des lieux de culte : le casse-tête des autorités locales (3/3)

En Belgique, la reconnaissance des mosquées se fait au compte-gouttes

Rédigé par Assmaâ Rakho Mom | Vendredi 10 Août 2007

La « visibilité » de l’islam en Belgique s’est réellement manifestée à partir des années 60 quand des conventions d’immigration contractées avec les pays du Maghreb, la Turquie et la Yougoslavie ont permis de faire venir une main-d’œuvre très peu qualifiée qui permettrait une relance de la croissance. Par ailleurs, les articles 19 et 20 de la Constitution belge garantissent la liberté de culte, tandis que l’article 21 stipule que « l'État n'a le droit d'intervenir ni dans la nomination ni dans l'installation des ministres d'un culte quelconque ». Cependant, l’article 181 de la même Constitution belge établit que « les traitements et pensions des ministres des cultes sont à la charge de l'État ».



« Il y a environ 400 000 personnes de ‘tradition musulmane’ en Belgique, et l’Islam - reconnu
depuis1974- est une des sept confessions religieuses ou philosophiques reconnues dans notre pays » écrit la Fondation roi Baudouin dans le résumé du rapport qu’elle a contribué à constituer et qui s’intitule « Mosquées, imams et professeurs de religion islamique en Belgique ». Les autres religions ou philosophie reconnues sont les cultes catholique, protestant, israélite, anglican, orthodoxe et la laïcité organisée.

Récemment, le 19 juin dernier, le système belge de financement des cultes a été étendu officiellement au culte musulman dans la région wallonne. Un décret en ce sens a été signé par le ministre régional des Affaires intérieures, Philippe Courard (PS). Notons qu’en Belgique on compte trois grandes régions, à savoir la Wallonie, la Flandres et Bruxelles.

Précisément, la région wallonne reconnaît ainsi officiellement 43 mosquées, ce qui leur permettra d’obtenir des subventions. En outre, les salaires et la retraite des imams – de un à trois par mosquée- seront pris en charge ainsi que l’entretien des lieux de culte musulmans reconnus. Par contre, ces dernières devront se doter de la personnalité juridique et d’un comité de gestion. Un règlement intérieur devra aussi être rédigé et des élections devront être organisées qui feront émerger des représentants responsables de la gestion des lieux. Il va sans dire que leurs comptes seront contrôlés.

D’autres mosquées, situées cette fois en Flandres et à Bruxelles, devraient aussi prochainement être reconnues. Selon les informations du quotidien Le Monde, 5 devraient l’être dans la capitale belge et une dizaine en Flandres.

Récemment, le 19 juin dernier, le système belge de financement des cultes a été étendu officiellement au culte musulman dans la région wallonne. Un décret en ce sens a été signé par le ministre régional des Affaires intérieures, Philippe Courard (PS). Notons qu’en Belgique on compte trois grandes régions, à savoir la Wallonie, la Flandres et Bruxelles.

Précisément, la région wallonne reconnaît ainsi officiellement 43 mosquées, ce qui leur permettra d’obtenir des subventions. En outre, les salaires et la retraite des imams – de un à trois par mosquée- seront pris en charge ainsi que l’entretien des lieux de culte musulmans reconnus. Par contre, ces dernières devront se doter de la personnalité juridique et d’un comité de gestion. Un règlement intérieur devra aussi être rédigé et des élections devront être organisées qui feront émerger des représentants responsables de la gestion des lieux. Il va sans dire que leurs comptes seront contrôlés.

D’autres mosquées, situées cette fois en Flandres et à Bruxelles, devraient aussi prochainement être reconnues. Selon les informations du quotidien Le Monde, 5 devraient l’être dans la capitale belge et une dizaine en Flandres.

Il est à préciser que la reconnaissance de ces lieux de culte musulmans se fait sur la base d’un contrôle qu’effectue la Sûreté de l’Etat, les renseignements intérieurs belges. Dans le cadre de ces contrôles, cinq mosquées wallonnes, une vingtaine de bruxelloises et une autre vingtaine de flamandes n’ont pu obtenir la reconnaissance qu’elles attendaient de la part de leur région.

Outre l’espace nécessaire à l’accueil des fidèles, les normes de sécurité indispensables ou encore la salubrité des lieux, les régions basent aussi leur reconnaissance sur le fait que « des mosquées pratiquent un islam trop ‘dur’, d’autres bénéficient d’un financement direct de la part d’Etats étrangers que l’on peut qualifier d’intégristes » toujours selon le quotidien Le Monde qui le rapporte d’une source proche des services de renseignements. Les dossiers sont introduits auprès des autorités par l’Exécutif des musulmans de Belgique, l’équivalent du Conseil français du culte musulman (CFCM) en France.

En terme de budget, « la dépense annuelle pour la région wallonne devrait avoisiner les 700 000 euros » selon Mireille Francotte, conseillère juridique de Philippe Courard, le ministre régional des Affaires intérieures. Les logements des imams seront par ailleurs fournis par la région, et une indemnité de logement sera versée si cette dernière se trouve dans l’impossibilité de fournir le logement requis.

Pour Cozkun Beyazgul, le président de l’Exécutif des musulmans de Belgique, cette reconnaissance constitue « un événement historique pour notre pays et pour la communauté musulmane. Cet événement favorisera le sentiment d'identification de nombreux musulmans de Belgique ».





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