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Sur le vif

Fin de la visite de Juan Carlos en Algérie

| Vendredi 16 Mars 2007



Hier soir, le roi Juan Carlos d'Espagne a achevé une visite d'Etat de trois jours en Algérie, marquée notamment par des entretiens avec le président Abdelaziz Bouteflika et par la signature de six accords de coopération ainsi que la tenue d'un forum d'affaires.

Durant cette visite, le souverain espagnol, accompagné de son épouse la reine Sofia, d'une délégation ministérielle et d'un grand nombre d'hommes d'affaires, a inauguré avec le président Bouteflika une exposition algéro-espagnole à Alger puis s'est rendu mercredi à Djanet, dans le sud-est, avant de terminer sa deuxième visite en Algérie par une escale jeudi à Oran (450Km à l'ouest d'Alger).

Le président Bouteflika a jugé que les relations entre les deux pays "connaissent assurément une évolution positive marquée par le développement d'un dialogue politique de haut niveau et le renforcement des bases d'un partenariat mutuellement bénéfique".

Un partenariat dont le Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération, signé le 8 octobre 2002 à Madrid est l'"acte fondateur d'une coopération rénovée".

De son côté le souverain espagnol a mis en relief la coopération énergétique entre Alger et Madrid. L'Algérie a prouvé qu'elle était un "fournisseur sérieux et fiable avec lequel mon pays souhaite mettre en place aussitôt que possible le partenariat économique et énergétique, décidé lors de la dernière réunion de haut niveau".

Pour sa part, le chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhadem a clôturé jeudi un forum des hommes d'affaires algériens et espagnols en estimant que l'Espagne, actuellement 3ème client de l'Algérie et son 7ème fournisseur, "est appelée à accroître ses échanges avec l'Algérie, à la faveur de l'entrée en vigueur de l'accord d'association avec l'Union européenne".

Le ministre algérien de la promotion des investissements, Abdelhamid Temmar s'est plaint lors de ce forum de la "frilosité" des entreprises espagnoles "les plus dynamiques au monde" mais qui préfèrent selon lui "investir dans des pays aussi lointains que le Brésil ou la Chine, alors que l'Algérie toute proche présente de remarquables avantages en tant que pays potentiellement riche dans la sous région".

La visite du souverain espagnol a également été marquée par un aspect diplomatique, la question du Sahara occidental, au sujet duquel Alger et Madrid ne sont pas sur la même longueur d'ondes, surtout depuis que le Gouvernement espagnol a annoncé le 6 mars dernier qu'il accueillait favorablement le plan d'autonomie marocain.

Lors d'un toast mardi, le roi a appelé à une "solution prévoyant la libre détermination de ce peuple et passant par un dialogue des parties dans le cadre des Nations unies".

Dans un entretien au quotidien espagnol "El Pais", le président algérien a lui estimé qu'"aucune solution unilatérale ne peut être viable" dans le règlement de la question du Sahara-Occidental.




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