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Fadéla Amara veut mettre à plat la politique de la ville

| Jeudi 8 Novembre 2007

Hier soir sur France 2, Fadéla Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, a fait part de sa "détermination" à "simplifier" la politique de la ville pour qu'elle "ait un impact en direction des gens qui habitent dans les quartiers", alors qu'un rapport de la Cour des Comptes pointe du doigt la gestion des fonds attribués par l'Etat aux banlieues depuis cinq ans.



La secrétaire d'Etat à la Ville Fadéla Amara
La secrétaire d'Etat à la Ville Fadéla Amara

Une remise à plat

Hier soir au journal télévisé de France-2, la secrétaire d'Etat à la Ville a expliqué qu'elle prévoyait "une remise à plat de la politique de la ville", avec "une simplification des zonages" des banlieues: "rouge" pour "définir les quartiers les plus difficiles, orange pour les quartiers fragiles, et jaune pour les quartiers en situation de presque basculement".

"Il faut absolument qu'on apprenne la culture du résultat et de l'évaluation dans notre pays.

Mon intention et ma détermination, c'est de simplifier pour rendre plus lisibles les politiques de la ville", a-t-elle assuré. Et ce, "pour faire en sorte que tout ce qu'on peut mettre en place ait un impact en direction des gens qui habitent dans les quartiers". "C'est ce que nous sommes en train de préparer", a martelé la secrétaire Mme Amara sans donner de date pour son plan.

Le rapport de la Cour des Comptes

A propos du rapport de la Cour des Comptes commandée par la commission des Finances du Sénat et rendu public mercredi, Fadéla Amara a reconnu la justesse de certaines de ses critiques, en particulier celle portant sur "un empilement de dispositifs" d'aide aux banlieues difficiles. "C'est une nébuleuse on n'y voit pas grand chose, chacun y a été (sic) de son dispositif, c'est très compliqué, trop complexe, un peu trop opaque."

Dans son rapport, la Cour des comptes dénonce notamment une "lourdeur des dispositifs" mis en place, avec un "enchevêtrement" des réformes, une "inconstance des politiques", des "retards de paiement aux associations" et, pire, "un désengagement de l'Etat" avant les émeutes de novembre 2005. L'Etat a pourtant versé 4 milliards d'euros en 2006 pour les crédits alloués à la politique de la ville.

26 comités de NPNS démissionnent

Mercredi, vingt-six comités de Ni putes ni soumises ont annoncé leur démission en bloc du mouvement fondé par Fadéla Amara, reprochant à la direction une "remise en cause" de l'"indépendance" de l'organisation.

"Depuis l'entrée au gouvernement de Fadéla Amara qui avait jeté le trouble chez beaucoup d'entre nous, l'actuelle direction menée par Sihem Habchi, présidente par intérim, n'a pas été capable de définir une ligne politique claire et indépendante", écrivent ces comités dans un communiqué.

"Une indépendance d'autant plus remise en question que Mohammed Abdi est maintenu au poste de secrétaire général du mouvement alors qu'il est aujourd'hui conseillé spécial auprès de Fadéla Amara" et "seul dépositaire aujourd'hui de la signature des comptes et chèques de l'association", ajoutent-ils.





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