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Sur le vif

Euro 2016 : pour Benzema, la pression d'une France raciste à l'origine de sa non-sélection

Rédigé par | Mercredi 1 Juin 2016



Euro 2016 : pour Benzema, la pression d'une France raciste à l'origine de sa non-sélection
L'attaquant du Real Madrid accuse le sélectionneur de l'équipe de France d'avoir « cédé à la pression d'une partie raciste de la France ». Dans une interview publiée mercredi 1er juin dans le quotidien sportif madrilène Marca, Karim Benzema estime qu'il n'a pas été choisi dans la liste des 23 joueurs amenés à disputer l'Euro en raison du climat raciste en France.

Le meilleur buteur en activité de l'équipe de France, qui a été mis en examen pour une affaire de « chantage à la sextape » contre son coéquipier Mathieu Valbuena, affirme que toute la vérité n'a pas été dite à propos de ses déboires judiciaires : « Dans cette histoire, la seule personne qui sait ce qui s’est passé, celui qui connaît la vérité, c’est Valbuena. Il a joué un rôle, il n’a pas dit la vérité, parce que tout part de là. J’ai voulu l’aider, rien de plus, et cette histoire me retombe dessus ».

La Fédération française de football (FFF) a décidé que Karim Benzema, accusé de « complicité de tentative de chantage » et « participation à une association de malfaiteurs », n'était plus sélectionnable en l'état. Selon le n°9 du Real Madrid, qui vient de remporter la Ligue des champions, « on a inventé une règle : je ne suis pas sélectionnable. OK. Mais sur le plan sportif, je ne comprends pas pourquoi et sur le plan judiciaire, je n’ai pas été jugé, je n’ai pas été déclaré coupable, il faudra attendre le verdict de la justice ».

La semaine dernière, Eric Cantona accusait Didier Deschamps d'être une « marionnette »l et a mis en cause le rôle des déclarations du Premier ministre Manuel Valls, opposé à un retour de l'attaquant en Bleu.

« Deschamps raciste ? Non, je ne le pense pas. Il a cédé à la pression d’une partie raciste de la France. Il faut savoir que le FN est arrivé au second tour des deux dernières élections en France. Je ne sais pas, du coup, s’il s’agit d’une décision que Didier a pris seul, car je me suis toujours bien entendu avec lui, avec le président (Noël Le Graët, ndlr). Bon, avec tout le monde », déclare Karim Benzema.

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre, Thierry Braillard, secrétaire d’État chargé des Sports, a déclaré dans la matinée sur BFMTV qu'« il n'y a absolument pas de racisme » au sein de la FFF et que les choix de Didier Deschamps ne sont basés que sur « les compétences et des critères techniques ».

La classe politique s'est évertuée à condamner les propos de Karim Benzema. Le député PS Benoît Hamon a, lui, pris la défense du footballeur : « Benzema a raison de dire que nous sommes dans un pays où le racisme augmente. (...) Deschamps n’est pas raciste, je ne pense pas que Le Graët le soit non plus, je suis même certain du contraire, je le connais bien, mais il y a un sale climat dans ce pays sur ces questions-là. (Karim Benzema) dit qu’il y a un climat qui amène beaucoup de Français, hélas, à se choisir un bouc émissaire. Les boucs émissaires ont toujours, toujours la même tête ».

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