A aucun moment, affirme la famille, le mot « bombe » ou d’autres mots qui lui sont liés n’ont été prononcés. Des responsables fédéraux ont tout de même fait descendre les passagers en question ainsi que les autres membres de la famille, dont trois enfants, âgés de deux, quatre et sept ans, pour un nouveau contrôle avant d’autoriser l’avion à décoller. Contrôle qui n’a rien donné puisque les agents du FBI les ont vite blanchis. Stupeur alors lorsque la compagnie leur a refusé le droit de réserver un autre billet et de monter dans un de leurs avions. « Ils (les agents fédéraux, ndlr) ont agi à notre demande et ont dit à la compagnie: "il n'y a là aucune activité suspecte, ils sont en règle, laissez-les prendre un vol pour qu'ils puissent se rendre en vacances", mais ils ont quand même refusé », raconte M. Irfan. C’est finalement à bord d’un avion de la compagnie US Airways que la famille a pu terminer son voyage.
Depuis, AirTran a déclaré avoir remboursé les billets d’avion de ces passagers ainsi que ceux pris avec la compagnie concurrente et a présenté ses excuses, vendredi dernier, « à tous les passagers : aux neuf qui ont été longuement interrogés par les autorités, et aux 95 autres », précisant que « nous savons que chacun comprend qu’on ne peut transiger avec la sécurité de nos passagers ». Pourtant, Tad Hutcheson, porte-parole de la compagnie, et Ellen Howe, porte-parole de la TSA, ont jugé que le pilote avait eu raison de retarder le vol. « Des personnes sont montées à bord et ont fait des commentaires qu’ils n’auraient pas dû faire dans un avion », s’est expliqué M. Hutcheson. « Il se trouve que ces personnes sont de confession et d’apparence musulmane. Il s'est produit une escalade, la situation a dérapé et des précautions ont été prises », a-t-il ajouté.