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Emplois fictifs: Chirac mis en examen

| Jeudi 22 Novembre 2007

Hier, Jacques Chirac a été mis en examen hier pour « détournement de fonds publics » dans l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris. L’ancien président reconnait les recrutements qu’il qualifie de « légitimes et nécessaires ».



C'est la première fois qu'un ancien président de la République française est ainsi mis en cause par la justice.

Jacques Chirac
Jacques Chirac

Mis en examen

Hier, Jacques Chirac est mis en examen par la juge Xavière Simeoni pour avoir fait recruter à son cabinet de maire des dizaines de "chargés de mission" payés sur fonds publics mais qui, selon les cas, n'auraient effectué aucun travail ou auraient été à son service personnel.

L'audition de l'ancien président, qui a duré trois heures, s'est passée "dans le meilleur climat", a assuré Me Veil, avocat de M. Chirac. Elle a porté sur l'organisation de la mairie et sera suivie d'une autre, portant directement sur les emplois litigieux, "dans les prochains mois", a-t-il ajouté.

Les faits qui lui sont reprochés sont passibles de dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Légitimes et nécessaires

Dans sa tribune au Monde datant de mercredi, M. Chirac reconnaît avoir "souhaité ou autorisé" les recrutements de chargés de mission car ils étaient "légitimes autant que nécessaires".

Et, surtout, "jamais les moyens de la Ville de Paris n'ont été mis aux services d'autres ambitions que d'agir pour les Parisiennes et Parisiens. Jamais il n'y a eu d'enrichissement personnel", écrit M. Chirac.

Dans cette affaire, les policiers s'intéressent aussi à la fille de M. Chirac, Claude, conseillère à la mairie de Paris de 1989 à 1993.

Plusieurs autres affaires

Il s'agissait, mercredi, de la seconde audition judiciaire de l'ancien chef de l'Etat, après celle de juillet dernier menée à son bureau parisien par le juge Alain Philibeaux de Nanterre (Hauts-de-Seine), dans un autre dossier d'emplois fictifs lié à sa gestion de la mairie de Paris. Dans cette première affaire, il a pour l'instant le statut de témoin assisté.

Jacques Chirac est menacé d'auditions, voire de poursuites, dans plusieurs autres affaires.

Décalage

Jeudi, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé a assuré sur France-Inter qu'"il n'y a aucune intention, ni dans cette affaire ou dans beaucoup d'autres, de nuire, de contourner le droit, ou de commettre une entorse ou une infraction".

"Il me paraît y avoir un très grand décalage entre le chef d'accusation retenu, détournement de fonds publics, et la réalité", a avancé l'ancien Premier ministre, jugeant qu'"il n'y a manifestement aucun enrichissement personnel".

"La réalité et la pratique montreront que les choses ne sont pas ainsi, qu'il n'y a pas d'irrégularité ni de volonté d'irrégularité", a martelé M. Villepin, pointant "le regard en strict droit (qui) souvent occulte des réalités, des besoins qui sont justifiés par la vie pratique et la vie courante".





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