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Religions

Elections CFCM/CRCM Ile-de-France centre : positionnement de la FFAIACA

Entretien avec Assani Fassassi, secrétaire général de Fédération Française des Associations Islamiques d'Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) et professeur de sociologie politique.

Rédigé par Anissa Ammoura | Jeudi 22 Mai 2008

Le 16 mai dernier, la FFAIACA annonçait son soutien au candidat Mohammed Moussaoui du Rassemblement des musulmans de France (RMF) pour les élections du Conseil français du culte musulman. Son secrétaire général, Assani Fassassi revient sur les raisons d’un tel appui politique et sur ses attentes d’un nouveau CFCM, qui ne peut se passer de la Fédération nationale de Grande Mosquée de Paris (FNGMP). Interview.



Saphirnews : Pourquoi soutenir le candidat du Rassemblement des musulmans de France (RMF), Mohammed Moussaoui, pour les élections du Conseil Français du culte musulman et pas un autre ?

Assani Fassassi : J’élimine le candidat de l’Union des Organisations islamiques de France (U.O.I.F) par avance, quelque soit celui qu’il y a en face. Il y a deux mois, je soutenais Monsieur Dalil Boubakeur de la Fédération nationale de la grande mosquée de Paris (FNGMP). Aujourd’hui, je soutiens le candidat Mohammed Moussaoui à la présidence du CFCM par conviction personnelle mais aussi pour barrer la route à Fouad Alaoui. Cependant, il n’y a pas de ralliement à la liste du RMF. En ce qui concerne les élections du Conseil régional du culte musulman (CRCM) Ile-de-France centre, je dirige la liste commune de la Fédération Française des Associations Islamiques d'Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), de l’UAM-93 et du Comité de coordination des musulmans Turcs de France (CCMTF). Nous n’avons pas assez de mosquées donc nous sommes obligés d’appeler du renfort.

Pouvez-vous nous en dire plus sur les raisons de ce soutien au candidat RMF ?

A.F : Je ne peux rien vous dire, si ce n’est que nous avons réalisé le programme de mohammed Moussaoui ensemble, mais je ne suis pas en mesure de le dévoiler aujourd'hui, mais celui-ci sera connu en temps et en heures.

Le foyer Bachir Souni à Saint Denis, est l’un des foyers sonacotra rattachés à la Ffaiaca
Le foyer Bachir Souni à Saint Denis, est l’un des foyers sonacotra rattachés à la Ffaiaca

Quel contentieux vous oppose à l’U.O.I.F ?

A.F. : Cette organisation a conduit la communauté musulmane dans l’impasse. Fin 2004, le 4 novembre plus précisement, je me suis retrouvé dans le bureau de Monsieur Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avant que n’intervienne la loi interdisant à l’école le port de signes religieux, dont le foulard islamique. Le ministre avait alors déclaré « Si vous arrivez à régler ce problème entre vous, il n’y aura pas de loi ». Mais Fouad Alaoui, secrétaire général de l’U.O.I.F et vice président du CFCM était sûr que la loi ne passerait pas. Nous avions tout fait pour éviter la loi sur le foulard, sans succès. Mais attention, je ne confond pas Fouad Alaoui avec tout l’U.O.I.F. D’ailleurs, je suis moi-même un ancien membre de l’organisation.

Qu’attendez-vous du nouveau Conseil Français du Culte Musulman ?

A.F. : Cette fois, les choses vont être remises à plat. Ceux qui se croyaient éternels au CFCM comprendront. Je soutiens Moussaoui pour que l’on fasse « du bon boulot ».

Si la Fédération nationale de la grande mosquée de Paris ne participe aux élections du CFCM, est-ce que cela posera problème à la représentation de l’Islam en France ?

A.F. : Le 19 mai dernier, j’ai rencontré Dalil Boubakeur. Celui-ci restera vice-président. La FFAIACA ne peut pas imaginer de CFCM sans la Grande Mosquée de Paris. Celle-ci sera toujours présente au conseil d’administration. Monsieur Boubakeur le sait très bien. Et il s’agira cette fois d’un mandat concret et non pas d’un « mandat de caméras ».





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