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Mohamed Morsi, nouvellement élu à la tête de l’Egypte, engage un bras de fer avec le Conseil suprême des forces armées (CSFA). Le nouveau chef de l'Etat a pris la décision de rétablir, dimanche 8 juillet, le Parlement, dissout par décret de la Haute cour constitutionnelle.
Le décret de cette institution, invalidant les élections législatives achevées en janvier dernier, avait alors profité à l’armée, qui s'était attribué mi-juin le pouvoir législatif. La Cour a rejeté, lundi 9 juillet, la décision de M. Morsi, estimant que ses décisions sont sans appel.
« Les jugements et l’ensemble des décisions de la Haute Cour constitutionnelle sont définitifs, ne peuvent faire l’objet d’un appel (...) et sont contraignants pour toutes les institutions de l’Etat », a indiqué la Cour dans un communiqué.
Les Frères musulmans, qui avaient dénoncé la dissolution comme un « coup d’Etat constitutionnel », ont annoncé sur Twitter qu’ils participeraient mardi 10 juillet à une manifestation « pour soutenir les décisions du président et le rétablissement du Parlement ».
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