Les actes de piété du musulman sont nombreux et diversifiés. Certains sont obligatoires d'autres sont surérogatoires. Leurs statuts et leurs conduites font l'objet de chapitres entiers dans les programmes d'enseignements des sciences de l'islam. Généralement, leur observation se fonde sur les sources premières de l'islam que sont le Coran et les Hadith, la pratique du Prophète rapportée par ses compagnons.
Dans la sourate de l'Aube, le Coran déclare: «Par l'aube , et par les dix nuits.» Ces « dix jours » ont longuement interrogé les commentateurs du Livre. Mais pour Ibn Kathîr, qui est la référence de l'exégèse coranique par la tradition, les « dix jours » de la sourate de l'Aube correspondent aux dix premiers jours de Dhul-Hijjah, douzième mois du calendrier lunaire, au cours duquel se tient le pèlerinage à la Mecque.
Ibn ‘Abbas, compagnon du Prophète et spécialiste de l'exégèse du saint Coran, conforte cette explication d'Ibn Kathîr. Car dans son interprétation du verset 28 de la sourate « Le pèlerinage », il affirme que « ce sont les dix jours [de Dhul-Hijjah], que ce verset évoque. »
Toujours selon Ibn 'Abbas, le Prophète de l'islam a dit, en parlant des dix premiers jours de Dhul-Hijjah : « il n'y a pas de jours où les actions de bien sont plus aimées de Dieu que pendant ces jours-là. » Cette parole est rapportée par Al-Bukhârî qui nous rapporte cette autre parole : « Le Prophète -paix et salut d'Allah sur lui – a dit : « il n'y a pas d'œuvres meilleures que celles faites en ces dix jours... »
Un autre enseignement prophétique, rapporté par Muslim dans son Sahih, nous apprend que le jeûne du jour d'Arafat, neuvième jour de Dhul-Hijjah, absout les péchés de deux années (une année antérieure et une année ultérieure). Ce jeûne est réservé aux personnes qui n'accomplissent pas le Hajj dont le jour d'Arafat est un rendez-vous clé.