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Sur le vif

Deux randonneurs français retrouvés

| Vendredi 6 Avril 2007



Disparus depuis le 14 février au coeur de la forêt guyanaise, Loïc Pillois et Guilhem Nayral ont été retrouvés jeudi, sept semaines plus tard, après avoir survécu en buvant l'eau des rivières et en mangeant des graines ainsi que la chair de deux tortues.

Le dénouement heureux de cette histoire a été marqué par un cafouillage des gendarmes, qui ont confondu les identités des deux randonneurs, annonçant d'abord que l'homme arrivé à Saül était Guilhem Nayral et non son camarade.

Loïc Pillois, 34 ans, originaire de Margaux (Gironde), est arrivé le premier, à pieds, à Saül, un minuscule bourg au coeur de la Guyane, vers 10H00 du matin (15HOO en métropole).

Aperçu au bout de la piste en latérite de l'aérodrome local, il explique aussitôt que son camarade, Guilhem Nayral, 34 ans également, se trouve à environ six heures de marche au sud, près d'une crique (rivière), la crique "limonade".

De fait, quatre heures plus tard, Guilhem Nayral, originaire de Sanary (Var), est retrouvé par les gendarmes partis à sa recherche en hélicoptère, et hélitreuillé. "Nous l'avons trouvé allongé sur le sol, complètement à bout de souffle, extrêmement amaigri, déshydraté, mais pas blessé", a expliqué à l'AFP l'adjudant-chef de la brigade territoriale de gendarmerie de Cayenne, Martin André.

A la mi-mars, le procureur de la République de Cayenne, Claire Lanet, avait ouvert une information judiciaire pour "disparition inquiétante" au sujet des deux hommes.

Partis à la mi-février, depuis la rive du saut (rapide) Grand Kanori, au bord du fleuve Approuague, au coeur de la Guyane, Loïc Pillois et Guilhem Nayral pensaient mettre une dizaine de jours pour faire la centaine de kilomètres les séparant de Saül.

Partis sans GPS ni téléphone satellitaire, ils pensaient se guider uniquement à l'aide de cartes et de boussoles.

Du 4 au 25 mars, une quarantaine de gendarmes avaient fouillé la forêt guyanaise pour essayer de retrouver les deux hommes. Les recherches en forêt avaient été arrêtées le 26 mars mais un dispositif de huit gendarmes avait été maintenu à Saül pour effectuer des recherches dans les sentiers environnants.




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