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Deux défis attendent le XXIème siècle selon Sarkozy, le climat et les religions

| Samedi 19 Janvier 2008

Vendredi 18 janvier 2008, le président de la République Nicolas Sarkozy présentait a l'Elysée ses voeux au corps diplomatique. C'est à cette occasion que le chef de l'état a affirmé que selon lui, les deux défis majeurs qui attendaient le XXIème siècle étaient "le changement climatique" et "les conditions de retour du religieux dans la plupart de nos sociétés".



Deux défis pour le XXIème siècle

"Ma conviction est que deux défis contribueront à structurer la société internationale du XXIe siècle, peut-être plus profondément que les idéologies au XXe siècle", a déclaré hier vendredi 18 janvier le président de la République Nicolas Sarkozy à l'occasion de ses voeux adressés au corps diplomatique.

"Le premier défi est celui du changement climatique qui menace l'avenir même de notre planète et de l'humanité toute entière. Il pose la question de la gestion de ressources énergétiques devenues rares et chères et celle, plus difficile encore, de notre capacité à inventer, ensemble, un nouveau mode de croissance", a ajouté le chef de l'état, poursuivant : "Le deuxième défi est celui des conditions du retour du religieux dans la plupart de nos sociétés. C'est une réalité, seuls les sectaires ne le voient pas. C'est une réalité incontournable, prévue naguère par Malraux". André Malraux, écrivain et homme politique français à qui l'on prête la phrase suivante : "Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas."

"Dans mon discours de Saint-Jean de Latran [à Rome], j'ai précisé ma conception d'une laïcité où la place de la religion serait définie en termes plus positifs. Devant le Conseil consultatif de l'Arabie saoudite, à Riyad cette semaine, j'ai fait écho aux propos pleins de sagesse du roi Abdallah, et plaidé en faveur d'une conception ouverte, tolérante de la religion", a tenu à rappeler Nicolas Sarkozy dont les déclarations concernant religion et laïcité avaient été sévèrement critiquées par ses opposants politiques.

"Mais certains groupes veulent imposer leur vision fondamentaliste, hégémonique, intolérante. La forme la plus extrême est celle des réseaux terroristes globaux de type Al-Qaïda qui rêvent d'une confrontation Islam contre Occident, pour mieux dicter leur loi à des peuples qui ne demandent pourtant qu'à vivre leur foi dans la paix", a encore déclaré le président, pour qui "le monde, j'en suis convaincu, peut relever avec succès ces deux défis, mais à une condition : trouver le chemin de son unité. Là est la grande question : en serons-nous capables ? Comment y parvenir ?"

'Fermeté' et 'dialogue'

Révélant qu'il se rendrait au printemps au Proche-Orient, Nicolas Sarkozy a affirmé : "2008 sera l'année du lancement d'un grand projet de civilisation : l'Union pour la Méditerranée, afin de faire vivre entre tous les peuples riverains la paix, l'entente et la coopération sur la base de projets concrets". Pour lui, "cette grande ambition sera facilitée si 2008 est aussi, comme prévu à Annapolis, l'année de la création de l'Etat palestinien, aux côtés de l'Etat d'Israël".

Concernant la crise au Liban, M. Sarkozy a estimé que "c'est aussi maintenant qu'il faut sortir le Liban d'une crise qui n'en finit pas parce qu'elle est alimentée de l'extérieur". "La Ligue arabe, à l'unanimité, a adopté un plan de règlement qui rejoint complètement les idées avancées par la France. Il faut, sur cette base, que chacun assume ses responsabilités, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, et que la communauté internationale juge chaque acteur sur ses actes. La France restera engagée aux cotés des Libanais, de tous les Libanais", a-t-il ajouté.

S'agissant de l'Iran, la politique française selon le chef de l'état devrait être "faite de fermeté, car les sanctions sont nécessaires pour convaincre les dirigeants iraniens de revenir à la table des négociations", mais aussi "de dialogue, engagé à mon niveau, car notre objectif n'est nullement le changement de régime, mais au contraire l'insertion de l'Iran dans sa région, en acteur positif, dès lors qu'il respecterait la loi internationale".





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