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Sur le vif

Deux ONG israéliennes dénoncent la politique d'Israël

| Lundi 14 Mai 2007



Lundi, deux ONG israéliennes de défense des droits de l'homme ont accusé Israël d'imposer des restrictions qui ont de facto chassé des milliers de Palestiniens de commerces et de logements à Hébron, en Cisjordanie.

Cette ville, sacrée à la fois pour les juifs et les musulmans, a souvent été le théâtre de violences résultant de tensions entre colons juifs et Palestiniens coexistant contre leur gré.

Dans un rapport, l'Association israélienne des droits civiques et l'organisation B'tselem affirment qu'Israël a exproprié des Palestiniens habitant le centre-ville d'Hébron, deuxième ville de Cisjordanie, afin de protéger les colons.

Un demi-millier de colons, qui en citant la bible estiment qu'il leur revient de droit de vivre à Hébron résident dans plusieurs petites enclaves construites depuis 1980 dans le centre-ville. Hébron compte aussi 115.000 habitants palestiniens.

Dans leur rapport de 120 pages les deux associations accusent les soldats israéliens de perpétrer des actes de "harcèlement fréquents et violents" contre les Palestiniens, en imposant par exemple des couvre-feux, en leur interdisant l'accès à de grandes artères et en installant chez eux des postes de sécurité.

Les soldats, en outre, "se gardent en général de protéger les habitants palestiniens des attaques menées par des colons", poursuit le rapport.

"Ces mesures ont entraîné au bout de quelques années l'expulsion de milliers d'habitants et de commerçants palestiniens du centre-ville", peut-on lire.

Selon les deux ONG, de nombreux Palestiniens n'ont, en conséquence, pas "eu d'autre choix que de partir".

Le rapport affirme que 40% des logements palestiniens dans le centre-ville d'Hébron sont aujourd'hui vacants.

Il ajoute que 77% des commerces palestiniens ont fermé, dont près d'un quart sur ordre de l'armée israélienne.

"Les mesures israéliennes, fondées sur une politique consistant à privilégier les intérêts des colons, ont fait du centre-ville d'Hébron une ville fantôme", explique Sarit Michaeli, une porte-parole de B'tselem, dans un communiqué résumant le rapport.

"Israël soutient qu'il est impossible de garantir la sécurité des colons sans séparer Palestiniens et Israéliens dans la ville, et sans empiéter sur les droits fondamentaux des habitants palestiniens", ajoute Michaeli.

Une porte-parole de l'armée israélienne contactée par Reuters n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.




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