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Des tentes près de la Bourse à Paris

| Jeudi 4 Octobre 2007

Tôt ce matin, des militants du DAL (Droit au logement) et des familles de mal-logés ont installé une cinquantaine de tentes, rue de la Banque, à Paris. La veille des familles avaient vainement tenté d’installer un campement ailleurs dans Paris avant d’être interpellées par la police.



Des tentes près de la Bourse à Paris

Un toit, c’est un droit !

Rue de la Banque, près de la place de la Bourse et du « ministère de la crise du logement » (IIe arrondissement de Paris), des militants du DAL et des familles mal-logés ont installé une cinquantaine de tentes, tôt ce matin.

Plusieurs compagnies de CRS ont pris place autour du campement.

Ce matin, la rue de la Banque était bloquée par des barrières métalliques, une banderole jaune dressée, on pouvait lire : "Pour les précaires du logement, 100.000 logements tout de suite, un million très vite !" Les tentes rouges ont été dressées sur la chaussée et sur l'un des trottoirs, sous le regard de policiers en uniforme ou en civil qui observent sans intervenir.

Les mal-logés sont assis sur les trottoirs et reprennent en chœur, au rythme de tam-tams, des slogans comme "Un toit, c'est un droit !" ou "Solidarité avec les mal-logés".

Des plans d’urgence bricolés

La veille, des familles conduites par le DAL avaient vainement tenté d'installer un campement ailleurs dans Paris. Interpellées par la police elles s'étaient repliées rue de la Banque où elles ont manifesté toute la journée. Bilan : une soixantaine d'interpellations.

Le DAL avait donné rendez-vous au métro Riquet (XIXe arrondissement) à 7 heures à des familles "sans logis ou en voie d'expulsion" avec l'intention de se rendre "quelque part dans Paris pour installer un campement d'une centaine de tentes", selon le DAL.

Dans un communiqué le DAL appelle "à la solidarité la plus large et au réveil des consciences pour soutenir la cause des sans-logis, et en général des précaires du logement".

"Il ne suffit plus de payer des hôtels des foyers, des campements de mobile homes, ou d'annoncer au début de chaque hiver des plans d'urgence bricolés pour tenir le créneau, il faut des logements", estime Droit au logement.





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