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Des représentants associatifs à Matignon

| Mardi 17 Octobre 2006

A l'approche du premier anniversaire du déclenchement des violences urbaines de 2005, le Premier ministre Dominique de Villepin a reçu lundi à Matignon une vingtaine de représentants d'associations oeuvrant dans les banlieues. Une réunion de près de près deux heures à laquelle les associations ont fait des propositions pour améliorer les rapports entre habitants des cités et forces de l'ordre.



Près d'un an après les violences urbaines

Lundi, le Premier ministre Dominique de Villepin a reçu à Matignon des représentants d'associations oeuvrant dans les banlieues près d'un an après les violences urbaines qui avaient secoué la France pendant trois semaines.

Les troubles avaient éclaté le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) au soir du décès de deux adolescents dans un transformateur électrique.

Le porte-parole du collectif "Banlieues Respect", Hassan Ben M'Barek, s'est dit "un petit peu inquiet à l'approche de la date anniversaire, parce qu'il y a quand même des tensions dans les quartiers". L'association veut aussi savoir où sont allés les 700 millions d'euros débloqués après les violences de l'automne 2005.

"Ceux qui ont profité de ces sommes d'argent sont les grands réseaux nationaux associatifs et les élus locaux", a-t-il affirmé. "Toutes les structures associatives sur le terrain (...) n'ont pratiquement rien eu".

Propositions

Stéphane Ouraoui, président de l'association "Pas de quartier, tous citoyens", a demandé une meilleure "formation des policiers", alors que Noureddine Nachite, président de l'association "J'aime ma banlieue", proposait l'élection de "référents" dans les quartiers sensibles pour faciliter le dialogue entre jeunes et policiers. "Il faut recréer un climat de confiance. C'est la priorité", a-t-il souligné.

Ali Aïssaoui, président de l'association UNIR, a fustigé des "provocations" de part et d'autre. Comme en 2005, "nous avons peur qu'une seule de ces provocations puisse mettre le feu aux poudres".

Tous se sont montrés durs à l'égard du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, grand absent de cette réunion.

"Si cette élection (présidentielle) nous promet un débat que sur l'immigration et les sans-papiers, je crois que nous serons tous perdants", a averti Ali Aïssaoui, en dénonçant des discours qui "opposent des citoyens aux autres, qui opposent les structures aux autres, les magistrats aux policiers". Pour lui, "c'est "un discours dangereux et nous serons tous perdants si on continue".

On va essayer de maintenir la paix dans nos quartiers

"On va essayer de maintenir la paix dans nos quartiers", a promis Mohamed Ghoulam, de l'association Caméléon (Saint-Etienne). Mais "aujourd'hui, on a quand même un certain nombre d'éléments qui nous font penser que ça va être difficile".

"On médiatise toujours les actions qui dévalorisent les gens des cités", a déploré pour sa part Karim Oumnia, PDG de Balliston, équipementier sportif. "Il ne faut pas toujours montrer Mohammed en train de faire une connerie, mais Mohammed en train de réussir quelque chose".

Un collectif créé par des citoyens et des militants associatifs de quartiers sensibles organisera le 25 octobre à Paris une "marche des doléances". Elle partira de la place Denfert Rochereau pour se rendre à l'Assemblée nationale.






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