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Sur le vif

Des parlementaires proposent la vidéosurveillance dans les abattoirs

Rédigé par Samba Doucouré | Mercredi 21 Septembre 2016



Des parlementaires proposent la vidéosurveillance dans les abattoirs
Durant six mois, une commission d’enquête parlementaire a étudié la question du traitement des animaux de boucherie. Le député Olivier Falorni a présenté, mardi 20 septembre, les 65 propositions pour mettre fin aux scandales à répétitions dénoncés par les associations de protection des animaux.

Les membres de la commission proposent, entre autres, de rendre obligatoire l’installation de caméras « dans toutes les zones des abattoirs dans lesquelles des animaux vivants sont manipulés ». En outre, une aide financière sera proposée pour l’équipement des petites structures. « Ce contrôle vidéo doit être encadré par la loi afin d'en délimiter strictement les finalités et éviter qu'il devienne un outil de surveillance des salariés », selon la commission.

Un nouvel abattoir visé par L214

La présentation des travaux de la commission coïncide avec la publication d’une nouvelle vidéo choc diffusée par l’association L214. L’organisation de lutte pour le bien-être animal et d’abolition de la consommation d’animaux a diffusé une vidéo filmée le jour de l’Aïd al-Adha dans l’abattoir du Vigeant (Vienne). Elle a lancé dans la foulée une pétition demandant au gouvernement d’ « interdire l’abattage des animaux sans étourdissement préalable » et a annoncé qu’elle allait porter plainte contre cet abattoir.

Les pratiques d’égorgement sans étourdissement sont autorisées par dérogation aux membres des cultes juif et musulman. Mais selon L214, « une fois que le sacrificateur a tranché la gorge de l'animal, celui-ci doit être maintenu immobile jusqu'à ce qu'il soit inconscient. Or, on voit clairement sur la vidéo qu'à la sortie du restrainer (l'appareil qui maintient immobile le mouton), les animaux continuent de se débattre et qu'ils sont encore conscients. Et on n'est pas sur des mouvements réflexes », explique Brigitte Gothière, porte-parole de l'association.

« L'abattage sans étourdissement ne nous satisfait pas et nous souhaitons des évolutions qui sont possibles », déclare Olivier Falorni. Dans son rapport, il préconise une discussion avec les représentants des cultes juif et musulman pour adopter les techniques d’étourdissement réversible, qui laisserait l’animal en vie, condition sine qua none d’un abattage rituel valide pour les deux religions citées. Enfin, la commission suggère de « prévoir, sous le contrôle de l'Etat, une formation pratique des sacrificateurs et subordonner l'agrément religieux à la détention établie de cette compétence technique ». Un certificat de compétence est aujourd'hui déjà exigé pour tout sacrificateur depuis 2013.





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