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Des dirigeants arabes relancent l'initiative de paix

| Samedi 5 Mai 2007

Hier, en marge de la conférence internationale sur l'Irak, des dirigeants arabes se sont entretenus avec les représentants du Quartette à propos de l'initiative de paix arabe pour le Proche-Orient. Cependant le gouvernement israélien n’a pas été sollicité pour le moment en raison de la crise politique qui s'est emparée de l'Etat hébreu.



Aboul Gheit Ahmed
Aboul Gheit Ahmed

Un très bon échange de points de vue

Hier, la réunion informelle en marge de la conférence internationale sur l'Irak, à propos de l'initiative de paix arabe pour le Proche-Orient a réuni des ministres arabes et les représentants des Etats-Unis, de la Russie, de l'Union européenne et des Nations unies.

Aboul Gheit Ahmed, ministre égyptien des Affaires étrangères, s'est félicité d'une "très bonne réunion" et d'un "très bon échange de points de vue" autour du projet saoudien de 2002, porté désormais par l'Egypte et la Jordanie, les deux seuls pays arabes entretenant des relations diplomatiques avec Israël.

Les deux pays ont été mandatés par la Ligue arabe pour promouvoir l'initiative auprès de l'Etat hébreu, qui a salué ce plan "territoires-contre-paix" tout en soulignant qu'il faudrait effectuer certains changement.

Crise politique

Interrogé sur la perspective d'une prise de contact avec Israël, le ministre égyptien a cependant déclaré: "Croyez-vous que les Israéliens soient en mesure de recevoir qui que ce soit? Évidemment pas".

La publication d'un rapport accablant sur la gestion de la guerre au Liban de l'été dernier par le Premier ministre Ehoud Olmert, a provoqué de nombreux appels à sa démission, notamment de sa propre ministre des Affaires étrangères, ainsi qu'une manifestation massive à Tel Aviv.

Nous espérons que trop de temps ne sera pas perdu

Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne aux Relations extérieures, a fait écho aux propos du chef de la diplomatie égyptienne.

"Il est clair qu'ils se trouvent momentanément en crise", a-t-elle déclaré. "Ceci n'aidera sûrement rien, mais les Israéliens sont un pays très démocratique et il a ses propres institutions pour sortir de la crise, et ils décideront si le Premier ministre reste ou si il y aura des changements".

"Nous espérons que trop de temps ne sera pas perdu", a-t-elle cependant rajouté.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a participé à cette réunion informelle, jugée "très encourageante", a déclaré que le Quartette se rassemblerait à nouveau à la mi-mai, et qu'il espérait que des dirigeants arabes pourraient se joindre à cette réunion.





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