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Sur le vif

Déclarations xénophobes d'un maire adjoint

| Lundi 24 Décembre 2007



Les déclarations xénophobes du maire adjoint de Trévise (nord-est), qui a comparé les musulmans à une "tumeur" ont suscité dimanche l'indignation de la communauté musulmane en Italie et du Haut commissariat pour les réfugiés de l'ONU (UNHCR).

Vendredi, le maire-adjoint de Trévise Giancarlo Gentilini, membre de la ligue du Nord (droite populiste et autonomiste), a comparé les musulmans à "une tumeur qui pouvait dégénérer en métastases, que nous avons extirpée", afin de justifier l'interdiction qui leur a été faite de se rassembler dans une salle de sport de la ville pour prier, les contraignant à se rabattre sur un parking pour la prière.

Les déclarations du maire-adjoint "sont le signe d'un mépris envers la religion musulmane et ceux qui la pratiquent", a estimé la porte-parole en Italie du HCR Laura Boldrini, citée par l'agence Ansa.

"Ce genre de messages ne font qu'accroître la tension sociale, ils génèrent de la haine et sont d'autant plus condamnables que nous sommes à la veille de Noël", a ajouté la porte-parole du HCR.

"L'Etat doit donner une réponse face à cette agressivité, car il existe des lois contre ce type de déclarations racistes", a de son côté réagi le porte-parole de l'Union des communautés et organisations islamiques d'Italie (UCOII).

Récemment, plusieurs communes du nord de l'Italie, notamment celles dirigées par des membres de la Ligue du Nord, ont pris des mesures fixant des limites à l'installation des étrangers ou durcissant les conditions d'accès des immigrés à l'école et à l'université, suscitant la controverse dans le pays.





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