A grand renfort de « rapports secrets » et d’ « enquêtes confidentielles » qu’il s’est procuré dit-il, par le biais « d’agents de renseignement désespérés de voir que des notes arrivées au sommet de l’Etat restent sans réponse », le « porte parole des français tranquilles » invité du Grand Rendez-vous (Europe 1/ TV5 Monde/ Le Parisien) ajouta de l’eau à son moulin en mettant des noms sur la menace. « Ahmed », « Tarek », « Malek », bagagistes, agents de Fret, ou simples employé de société de courrier. Tous présumés terroristes, tous d’après lui « fichés S », S pour sécurité. Soit des menaces ambulantes pour la sûreté de l’Etat auxquels les accréditations nécessaires pour travailler sur le tarmac ont pourtant été accordées. Incroyable quand on connaît les procédures de vérifications, drastiques depuis le 11 septembre, qui sont opérées avant l’octroi de telles autorisations. Mais pourtant vrai, d’après Monsieur de Villiers. D’aucun aurait même été abordé par les services secrets libyens « pour commettre un attentat contre la Saudi Air Lines ». D’autres seraient d’après leurs fiches de renseignements « fervent admirateur d’Oussama Ben Laden » ou encore « membre d’Ansar al Islam, organisation que je connais pas mais qui ne m’inspire pas confiance, et qui recrute des kamikazes pour commettre des attentats en Irak ». Et de renchérir par « les couloirs sous les pistes d’atterrissage sont truffés de mosquées clandestines et 700 sociétés sont en cours d’infiltration par des islamistes fichés S ». A se demander à quoi sont payés les services de renseignements qui jour et nuit surveillent sans relâche les moindres faits et gestes de la communauté musulmane. Et à quoi servent les réglementations draconiennes de recrutement lorsque des personnages aussi dangereux, « qui se comptent par centaines », manipulent nos bagages et jouent avec nos vies en toute impunité. Le tout en se gardant bien de dire que certains de ces fameux rapports secrets ont été démentis par les renseignements généraux.