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Economie

Croissance : faibles espoirs de reprise

Rédigé par Bouchene Salem | Lundi 12 Mai 2003

Alors que l’on estimait une croissance positive pour le dernier trimestre 2002, L’INSEE a annoncé cette semaine que le produit intérieur brut (PIB) avait reculé de 0,1%. Il semble que la France et l’Europe soient entrés dans une phase de ralentissement économique qui frôle la récession. Et les chiffres pour le premier trimestre de 2003 ne seront guère plus encourageants étant donné le contexte international et national sur fond de guerre et de plans sociaux.



Alors que l’on estimait une croissance positive pour le dernier trimestre 2002, L’INSEE a annoncé cette semaine que le produit intérieur brut (PIB) avait reculé de 0,1%. Il semble que la France et l’Europe soient entrés dans une phase de ralentissement économique qui frôle la récession. Et les chiffres pour le premier trimestre de 2003 ne seront guère plus encourageants étant donné le contexte international et national sur fond de guerre et de plans sociaux.

J.P Raffarin publiait récemment un article dans la Revue Française d’Economie dans lequel il expliquait ses choix politiques. L’INSEE publiait quant à elle ses estimations de croissance pour 2002 et elles ne vont pas faire plaisir à Mr Raffarin car elles font ressortir un recul du PIB de 0,1% alors qu’on annonçait jusqu’ici une augmentation de 0,2%.

Des perspectives peu optimistes
Sur fond de guerre en Irak, de plans sociaux et de chômage en hausse en France, l’activité durant ces quatre premiers mois de 2003 a peu de chance de s’être améliorée. Surtout que l’INSEE ajoute que le levier de la croissance sur lequel comptait le gouvernement, à savoir la consommation des ménages, s’est ralentie et que l’investissement des entreprises a baissé de 1,8%. Mais ces estimations n’ébranlent pas l’optimisme de F.MER et de son entourage qui défendent toujours une prévision de croissance de 1,3% pour 2003. Ils confortent cet optimisme avec les arguments selon lesquels l’augmentation du SMIC cet été va permettre de rehausser le pouvoir d’achat des ménages et que la fin de la guerre en Irak éclaircit l’horizon.

Cependant Mr MER semble oublier que tous les smicards ne bénéficieront pas de cette augmentation puisque seuls sont visés les smicards restés au 39 heures et ceux embauchés à 35 heures sans garanties mensuelles. Donc tous les ménages ne bénéficieront pas de hausse de pouvoir d’achat et il paraît difficile de croire qu’une petite partie de la population déjà assez pauvre pourra à elle seule faire repartir la croissance. D’autre part les chefs d’entreprises sont toujours méfiant vis-à-vis de l’avenir et  la fin de la guerre en Irak n’a fait que peu évoluer les choses.

Le chômage en hausse
En matière d’emploi, ça ne s’arrange pas non plus puisque après quatre mois consécutifs de hausse, le chômage a encore augmenté au mois de mars. En effet, 24 500 chômeurs supplémentaires sont venus s’inscrire sur les listes de l’ANPE, soit une augmentation mensuelle de 1%, ce qui était resté inédit depuis novembre 2001. Au totale 9,8% (au sens du bureau international du travail) de la population active française serait sans emploi.

Dans un tel contexte et dans de telles circonstances, 1,3% de croissance pour 2003 semble être un chiffre beaucoup trop optimiste surtout que ce chiffre devra être réalisé en 6 mois seulement puisque la croissance au premier semestre aura été quasi nulle. Bien que signe d’un euro fort, le cours de la monnaie européenne qui a atteint le plafond de 1,12$ est peu encourageant puisque cela signifie aussi un recul de la compétitivité des entreprises européennes et donc un recul de leur activité en perspective.





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