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Commémoration du Génocide du Rwanda

Rédigé par Bouchene Salem | Mardi 6 Avril 2004

Il y a dix ans, le plus important génocide, après celui de la communauté juive durant la seconde guerre mondiale, se déroulait au Rwanda dans l’indifférence la plus totale. Le monde fermait les yeux sur l’une des plus grandes catastrophes humaines qu’ait connu l’histoire et la communauté internationale n’avait trouvé comme seule réponse, au million de morts en cent jours du génocide, que le silence. C‘est pour se souvenir que le Rwanda organisera la cérémonie officielle, prévue mercredi, du dixième anniversaire du génocide.



Il y a dix ans, le plus important génocide, après celui de la communauté juive durant la seconde guerre mondiale, se déroulait au Rwanda dans l’indifférence la plus totale. Le monde fermait les yeux sur l’une des plus grandes catastrophes humaines qu’ait connu l’histoire et la communauté internationale n’avait trouvé comme seule réponse, au million de morts en cent jours du génocide, que le silence. C‘est pour se souvenir que le Rwanda organisera la cérémonie officielle, prévue mercredi, du dixième anniversaire du génocide.

L’événement déclencheur

Tout a commencé lorsque  le 6 avril 1994, le président rwandais Hutu Juvénal Habyarimana est tué dans un attentat visant l’avion qui le transportait.

Dès le lendemain, les Hutus s’en prenaient aux Tutsis qu’ils considéraient comme responsables de l’assassinat, encore non élucidé, de Habyarimana. Ainsi débutait la macabre campagne d’extermination des Hutus qui fera prés d’un million de morts en cent jours.

Le silence de la communauté internationale

Ni la Belgique, ni l’ONU, ni la France, ni les Etats Unis ne jugeront nécessaire d’intervenir sérieusement dans ce qu’ils considèrent être comme de 'simples massacres interethniques ', de 'simples luttes tribales', alors que se déroulent à quelques pas des représentations de l’Onu le plus atroce des crimes contre l’humanité.

L’ONU refusera de regarder la réalité en face, elle passera ainsi à coté de la mission la plus importante de son existence en refusant d'envoyer des Casques bleus supplémentaires, comme le réclamait le chef militaire de la Minuar, le général canadien Roméo Dallaire.

Plus encore, il faudra attendre le 11 et 12 mai, c’est à dire presque un mois après le déclenchement des atrocités pour que le commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, M. José Ayala Lasso, utilise enfin le terme de Génocide.

Aujourd’hui les soupçons sont assez important pour affirmer que l’opération a été planifiée et orchestrée selon une logique d’extermination d’une ethnie.

De nombreuse voix affirment qu’il était impossible de ne pas savoir que de telles massacres allaient avoir  lieu étant donnée la volonté structurée et hiérarchisée de l ‘opération, critiquant ainsi les Etats occidentaux et autres organisations pour leur inaction ou leur rôle controversé pendant les massacres, à savoir la Belgique (ancien pays colonisateur) les Etats-Unis la France et l'Onu.

 

Le Rwanda commémore le génocide d'avril 1994  

Le président rwandais Paul Kagame a dénoncé dimanche l''échec délibéré' de la communauté internationale lors du génocide de 1994 au Rwanda, à l'occasion du lancement des célébrations du dixième anniversaire des massacres qui ont fait, selon l'Onu, 800.000 morts.

 

Les premières délégations sont arrivées hier à Kigali. La communauté internationale, dont les principaux représentants (au moins huit chefs d'Etat et de gouvernement) sont attendus aujourd'hui, commémorera ainsi, demain, le génocide. Mais qu'on ne s'y trompe pas : cette mobilisation sera à l'image de l'indifférence affichée par le monde au moment des massacres.

A part la Belgique, l'ancienne puissance coloniale du Rwanda, les Etats-Unis la France et l'Onu, n'ont pas prévu de dépêcher leur numéro un à Kigali, où deux mémoriaux seront inaugurés à l'occasion du dixième anniversaire du déclenchement des événements.

L'absence de la plupart des dirigeants des pays occidentaux et des Nations unies, demain, provoque donc aujourd'hui l'indignation de hauts responsables internationaux, d'organisations non-gouvernementales et des rescapés.

 

Kofi Annan, qui était secrétaire général de l'Organisation en 1994, regrette aujourd'hui officiellement l'attitude de ses troupes, présentes mais qui n'ont pu empêcher la catastrophe de se produire. Demain, il ne sera pas pour autant à Kigali.

La France sera représentée par le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Renaud Muselier.

 





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