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Société

Claude Covassi contre-attaque

| Vendredi 30 Juin 2006

L'affaire Covassi est loin de son dénouement. Recruté par le contre-espionnage suisse, Claude Covassi, 35 ans, avait une mission précise: infiltrer le Centre islamique de Genève pour espionner son directeur, Hani Ramadan.



M. Covassi : je demande une audition depuis 4 mois
M. Covassi : je demande une audition depuis 4 mois
Au cours de sa mission, le jeune espion approche différents types de musulmans. Il se rend en Syrie et finit par choisir d'adhérer sincèrement à l'islam. Mais dans le cadre de sa mission, il découvre qu'il y a erreur de cible car Hani Ramadan n'est pas un islamiste Jihadiste. Il en informe sa hiérarchie.

Seulement, M. Covassi réalise que les Services suisses n'ont pas l'intention d'abandonner leur projet de faire tomber M. Ramadan. Au mois de février 2006, craignant d'être utilisé pour compromettre un homme honnête, l'espion démissionne et rend l'affaire publique. Il souhaite témoigner devant le Parlement.

La révélation de cette affaire semble déranger certains députés. De l'avis de M. Covassi, des parlementaires voudraient tout simplement l'étouffer. En témoigne le communiqué ci-dessous qu'il publie ce matin.

Communiqué de Claude Covassi à l'ATS/SDA


Un article du Blick daté d'aujourd'hui indique que « des mails, envoyés en allemand depuis l'Italie, affirment : M. Covassi est impliqué dans un trafic d'ecstasy ». L'article poursuit : « M. Covassi est un islamiste dangereux, et il travaille depuis plus longtemps qu'il a indiqué pour les services secrets suisses. »

Tout cela est grossièrement faux. Je n'ai jamais été en contact avec des services secrets suisses (ou même étranger) avant ma collaboration avec le SAP en 2004. Je n'ai jamais été un trafiquant de drogues, et l'accusation « d'islamiste » fera rire tous les journalistes qui m'ont rencontré ces quatre derniers mois. Le ou les manipulateurs qui envoient ces mails n'ont pour objectifs que de me discréditer et de donner un prétexte à la Commission de gestion pour repousser cette audition que je supplie en vain.

Le même article du Blick indique encore que : « Pendant la session parlementaire écoulée, la Commission de gestion à réservé des dates pour auditionner M. Covassi. Son avocat a reçu les convocations mais aucune réunion n'a été réalisée. La Commission a attendu en vain ». Ce ne sont là que des mensonges. La commission n'a indiqué aucune date à mon conseil, Me Abderrahim Razi (tel : 022 321 71 50).

Je demande cette audition depuis 4 mois. Plutôt que de manipuler les médias, il serait maintenant utile que cette Commission indique une date, une heure, et un lieu à mon conseil afin que je puisse enfin livrer mon témoignage et les preuves des accusations que je porte à l'encontre du SAP.

Claude Covassi, vendredi 30 juin 2006





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