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Bush se fait siffler à Londres

Rédigé par Bouali Houda | Jeudi 20 Novembre 2003

Le président américain George W. Bush, reçu mercredi par la reine Elizabeth II au palais de Buckingham et sifflé par des centaines de manifestants, a reproché aux Européens de maintenir des contacts avec certains dirigeants palestiniens et dénoncé l'antisémitisme dans le monde.
Dès le premier jour de cette visite, George Bush n'a pas mâché ses mots à l'encontre de certains pays européens, au risque de mettre Londres dans l'embarras.



Le président américain George W. Bush, reçu mercredi par la reine Elizabeth II au palais de Buckingham et sifflé par des centaines de manifestants, a reproché aux Européens de maintenir des contacts avec certains dirigeants palestiniens et dénoncé l'antisémitisme dans le monde. Dès le premier jour de cette visite, George Bush n'a pas mâché ses mots à l'encontre de certains pays européens, au risque de mettre Londres dans l'embarras.

 

Bush critique les européens

Le président américain a réprouvé indirectement la politique de Paris, Berlin et Londres sur l'Iran. Les trois pays européens privilégient une approche diplomatique de la question iranienne. Ils s'étaient rendus dans ce pays mois d'octobre. Mais M. Bush a prôné la rigueur en estimant que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) 'doit rappeler à l'Iran ses obligations'.

Le président américain a également reproché aux Européens de maintenir les contacts avec certains dirigeants palestiniens, sans nommer directement Yasser Arafat, le président de l'Autorité palestinienne. Il a dénoncé l'antisémitisme en Europe et dans le monde. Une allusion à quelques incidents de nature antisémite qui se sont produits récemment dans plusieurs pays européens, dont la France.

George Bush a en outre profité de son allocution pour défendre une politique étrangère qu'il affirme multilatérale, reposant notamment sur le soutien aux institutions internationales. Accompagnée de son épouse Laura, le Président Bush avait été accueilli dans la matinée par la reine Elizabeth II et son époux, le duc d'Edimbourg, entourés notamment du Premier ministre Tony Blair, des ministres des Affaires étrangères Jack Straw et de l'Intérieur David Blunkett.

 

Cent mille manifestants attendus à Londres

Le président américain, se tenant hardiment aux côtés de la reine sans toutefois paraître pleinement à son aise, s'est prêté au protocole pointilleux de la cérémonie. Mais la traditionnelle procession en carrosse jusqu'au palais de Buckingham n'a pas été retenue pour cette visite, entourée de mesures de sécurité sans précédents. Mercredi dernier, un journaliste du Daily Mirror a raconté comment il 'aurait pu' assassiner la reine Elizabeth ou George Bush. L'homme s'était fait recruter par Buckingham Palace sous de fausses références deux mois plus tôt. De leur côté, Scotland Yard et le palais ont ouvert dès mercredi matin une énième enquête sur la sécurité de la famille royale.

 

Peu avant le discours de George Bush mercredi, un premier cortège de quelques centaines de manifestants anti-guerre s'était engagé dans les rues de Londres en prélude à une manifestation qui pourrait attirer 100.000 personnes cet après-midi. Avec un faux carrosse royal et des faux inspecteurs de l'Onu, les anti-guerre britanniques ont donné le ton dès mercredi. La police a procédé à une trentaine d'arrestations depuis l'arrivée de M. Bush.

 

Tony Blair ne gagne rien à cette visite

A Edimbourg, en Ecosse, mercredi après-midi, quelque 1.500 jeunes manifestaient également, selon Sky News, brandissant des pancartes 'Bush rentre chez toi' et ponctuant avec  des slogans désobligeants au président américain.

La vaste majorité des commentateurs restent très réservés sur l'honneur réservé à M. Bush, premier président américain à effectuer une véritable visite d'Etat au Royaume-Uni.

Tony Blair, malmené dans les sondages, commençait tout juste à se recentrer sur sa politique intérieure, pour regagner la confiance des électeurs. Il s'entretiendra jeudi avec le président américain, mais les perspectives d'annonces fortes se sont éloignées pour Tony Blair sur deux sujets qui lui tiennent à cœur : les prisonniers britanniques de Guantanamo et la levée des surtaxes américaines sur l'acier.





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