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Bush est dans la tourmente

Rédigé par Bouali Houda | Mercredi 10 Septembre 2003

La politique étrangère de George Bush est près de voler en éclats. La Maison-Blanche l’avait définie comme une politique 'visionnaire'. Mais au Proche-Orient, la « Feuille de route » promue par le président semble enfouie au lendemain de la démission de Abu Mazen (Mahmoud Abbas), le Premier ministre palestinien soutenu par Washington. En Afghanistan, la disposition sécuritaire reste des plus aléatoires. Quant à l’Irak, il apporte désormais quotidiennement son lot de mauvaises nouvelles aux familles américaines.



La politique étrangère de George Bush est près de voler en éclats. La Maison-Blanche l’avait définie comme politique 'visionnaire'. Mais au Proche-Orient, la ' Feuille de route ' promue par le président semble enfouie au lendemain de la démission de Abu Mazen (Mahmoud Abbas), le Premier ministre palestinien soutenu par Washington. En Afghanistan, la disposition sécuritaire reste des plus aléatoires. Quant à l’Irak, il apporte désormais quotidiennement son lot de mauvaises nouvelles aux familles américaines.

Un sempiternel discours de guerre
George W. Bush a convié l'ONU à assumer ses responsabilités en Irak. Il explique que ce pays est devenu le 'front principal' de la guerre contre le terrorisme. Dans le même temps, il sollicite 87 milliards de dollars du Congrès américain : une rallonge budgétaire pour faire face à l'Irak et à l'Afghanistan. 'Notre stratégie en Irak va exiger de nouvelles ressources' explique-t-il. Puis il se tourne vers des pays qui ne font pas partie de ce qu’il nomme la ' coalition de volontaires ' tout en leur dictant les conditions du secours qu’il leur demande. Mais la remise en question de sa politique étrangère n’est pas à l’ordre du jour.

Cependant le président américain a reconnu des pertes et des problèmes en Irak. Et, indirectement, il a reconnu le besoin de changer d’approche. Mais, dans l’ensemble, son discours reste empreint de son ton guerrier initial : ' Notre stratégie en Irak a trois objectifs: détruire les terroristes, obtenir le soutien d’autres nations pour un Irak libre et aider les Irakiens à assumer la responsabilité pour leur défense et leur futur. '

Des paroles qui taisent les critiques sur les faiblesses de l'administration Bush à régenter la guerre de ' l'après-guerre '. Un discours qui vise aussi à persuader la communauté internationale de soutenir les Américains en Irak. Dans cette optique, Washington vient de présenter un projet de détermination, avec l’objectif notamment de créer une force internationale dotée d'un mandat de l'ONU.

Les désaccords dans la crise irakienne avec certains pays comme la France, l’Allemagne et la Russie ont été reconnus par Bush sans qu’il ne nomme ces pays. Leur attitude n’a pas suffit à lui faire revoir sa position sur la guerre. Après avoir tenté de marginaliser l’ONU, Bush a changé son fusil d’épaule et a mis les Nations Unis au défi d’agir du côté de Bagdad: ' Les membres des Nations Unies ont maintenant l’opportunité et la responsabilité d’assumer un rôle plus important pour faire en sorte que l’Irak devienne un pays libre et démocratique ', a indiqué le chef de la Maison-Blanche.

Chute considérable dans les sondages
Ce dimanche 7 septembre, George Bush a donc une nouvelle fois tenté de montrer qu’il avait réponse à tout. Mais en ce début de campagne pour les élections présidentielles de 2004, il en reste au moins une à laquelle Karl Rove, son stratège politique, va devoir répondre. Jusqu’à quand le clan Bush va-t-il pouvoir faire illusion en se cachant derrière un raisonnement désuet? Un indice: la cote de popularité du Président n’a jamais été aussi basse depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Deux sondages publiés samedi, font paraître un recul de la popularité du président américain. A un peu plus d'un an de l’élection présidentielle de novembre 2004, les Américains s'inquiètent de la situation économique et de l'instabilité en Irak
Un sondage de Zogby America (mené du 3 au 5 septembre sur 1013 électeurs potentiels avec une marge d'erreur 3,2 points) attribue à M. Bush 45 % d'opinions favorables contre 52 % en août, le plaçant au plus bas depuis son entrée en fonction, en janvier 2001. Dans un autre sondage de Time magazine/CNN (effectué les 3 et 4 septembre auprès de 1003 personnes avec une marge d'erreur de 3,1 points), le pourcentage d'opinions favorables décline de 63 % en mai à 52 %.

'L'économie est à l'évidence la principale préoccupation', note le sondeur John Zogby, soulignant que, selon de récentes études, ' le nombre de personnes craignant de perdre leur emploi a progressé. L'Irak, où les militaires américains sont la cible d'attaques quotidiennes, a aussi écorné la popularité de Bush '.





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