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Sur le vif

Bush accorde une grâce

| Mardi 3 Juillet 2007



Lundi, le président George Bush a partiellement gracié Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de son vice-président Dick Cheney, condamné à deux ans et demi de prison pour parjure et obstruction à la justice dans le cadre de l'affaire Valerie Plame.

Cette grâce, qui ne va pas manquer de faire polémique, ne concerne que la peine de prison infligée à M. Libby. Le reste de sa condamnation est maintenu, à savoir une amende de 250.000 dollars et une mise à l'épreuve de deux ans.

"Je respecte le verdict du jury", a déclaré le président Bush dans un communiqué. "Mais j'ai conclu que la peine de prison infligée à M. Libby est excessive. Par conséquent, je commue la partie de la condamnation de M. Libby qui lui imposait de passer 30 mois en prison."

Pour le chef de la Maison Blanche, l'amende et la mise à l'épreuve sont suffisantes. Le président souligne que sa grâce partielle "laisse en place une punition sévère pour M. Libby".

La décision de George W. Bush intervient quelques heures après le rejet par une cour d'appel fédérale d'une demande de report de la peine de prison infligée à M. Libby. En raison de ce rejet, l'ancien bras droit du vice-président américain Dick Cheney aurait certainement dû se présenter prochainement en prison pour purger sa peine.

La justice américaine a enquêté sur l'origine de la fuite ayant permis de révéler que Valerie Plame était un agent de la CIA, ce qui constitue un crime fédéral aux Etats-Unis.

Valerie Plame est l'épouse de l'ancien ambassadeur Joseph Wilson, qui avait dénoncé les raisons avancées par l'administration Bush pour le déclenchement de la guerre en Irak. Wilson a interprété la révélation du statut de son épouse comme des représailles de la Maison blanche.

Libby n'a pas été condamné pour la révélation en elle-même mais pour son rôle dans le cadre de l'enquête.




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