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Bouteflika débarquera quoiqu’il advienne !

Rédigé par Mom Nicolas | Jeudi 12 Août 2004

On se souvient tous du débarquement de Normandie du 6 juin 1944. L’encre a coulé et coule toujours à flot sur ce mémorable évènement qui fut l’une, sinon la cause principale de la chute de l’oppression nazie en France et dans le reste de l’Europe. Mais voilà qu’une polémique s’empart des médias, et de l’opinion publique française : la venue du président Bouteflika en France pour la commémoration du débarquement de Provence du 15 Août 1944, à Toulon.



On se souvient tous du débarquement de Normandie du 6 juin 1944. L’encre a coulé et coule toujours à flot sur ce mémorable évènement qui fut l’une, sinon la cause principale de la chute de l’oppression nazie en France et dans le reste de l’Europe. Mais voilà qu’une polémique s’empart des médias, et de l’opinion publique française : la venue du président Bouteflika en France pour la commémoration du débarquement de Provence du 15 Août 1944, à Toulon.

 

Ce débarquement est aussi l’autre cause de la chute de la domination fasciste en Europe. Débarqués au sud de la France, les militaires alliés essentiellement composés de tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, sénégalais… devaient prendre en tenaille l’armée allemande. Par l’ouest avec les troupes du débarquement de Normandie et par le sud par celles du débarquement de Provence. C’est ainsi que fut libérée la France. La participation du peuple algérien et des autres peuples africains, alors sous domination française, est incontestable, elle fut même essentielle à la libération du joug nazie.

 

« Les héros algériens, qui ont donné leur vie pour libérer la France de l’occupation nazie, méritent que l'on ne les utilise pas à des fins politiciennes et que l'on se souvienne surtout du sang qu'ils ont versé », écrit d’ailleurs, l’éditorialiste du journal Le Monde dans le numéro daté du 10 août.

 

Une présence pas désirée

 

Seulement, Mr. Bouteflika figure parmi la quinzaine de chefs d'Etat attendus pour l'anniversaire de ce débarquement, qui a commencé le 15 août 1944, dix semaines après celui de Normandie. Et une représentation algérienne à ce rassemblement dérange certains élus UMP, de nombreuses associations de pieds noirs, de harkis.

 

Un des principaux protestataires, le député de Paris Claude Goasguen, a estimé, qu'à défaut de lui « interdire » de venir, il faudrait demander à M. Bouteflika, « de revenir sur ses propos » concernant les harkis, qu'il avait qualifiés de « collaborateurs » en 2000.

 

« Cette visite officielle représente une insulte à la mémoire de ceux qui sont tombés pour libérer la France et que M. Abdelaziz Bouteflika a toujours ignoré, voire bafoués », a estimé le groupe de députés de droite dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.

 

L’Algérie sera présente malgré tout

 

De son côté, le gouvernement maintient son invitation et réplique.  « Inviter le président algérien Abdelaziz Bouteflika aux cérémonies du 60e anniversaire du débarquement de Provence est 'légitime' au nom de tous les Algériens 'concernés par cette page de notre histoire' », répond Michel Barnier dans une lettre adressée aux parlementaires contestataires de l'UMP.

 

« Les Algériens ont à l'évidence pleinement leur place dans cette commémoration », écrit le chef de la diplomatie française, dont la lettre a été diffusée mercredi par le Quai d'Orsay.

« Les affrontements qui ont déchiré nos deux peuples après la Seconde Guerre mondiale, dont je sais le souvenir douloureux qu'ils ont laissé, en particulier chez les harkis, ne peuvent cependant pas affecter la reconnaissance que la Nation éprouve à l'égard de ces soldats venus d'outre-mer pour participer à la libération du pays en 1944. »

« Dans ce contexte, il était légitime que le président algérien, comme les autres chefs d'Etat concernés par cette page de notre histoire, soit convié à cette commémoration » termine t’il.

 

 





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