En 2004, les autorités serbes bosniaques ont admis la responsabilité des forces serbes dans ce massacre des 8 000 musulmans de Srebrenica. Cependant, les autorités ont condamné la résolution du Parlement européen, au motif que la commémoration devait concerner l'ensemble des 100 000 morts du conflit bosniaque.
Selon Radio France Internationale (RFI), le Premier ministre de la Serbie, Mirko Cvetkovic, a exprimé un « message de paix à la Bosnie », en affirmant que « juger les responsables était un préalable à la réconciliation dans la région ». Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a, quant à lui, exprimé son soutien et sa sympathie aux survivants du massacre qui représente, a-t-il dit dans un communiqué, « le jour le plus sombre dans l'histoire de l'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Inculpé pour le massacre de Srebrenica, l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a été arrêté en juillet 2008 à Belgrade, après 13 ans de cavale. Il sera jugé par le TPI de génocide, crimes de guerre et crime contre l'humanité, mais, selon Euronews, son procès « ne devrait pas commencer avant septembre ».
L'ancien chef militaire des forces serbes bosniaques, Ratko Mladic, inculpé des mêmes chefs d'accusation, est, quant à lui, toujours en fuite.