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Sur le vif

Birmanie : face aux violences interreligieuses, l’état d’urgence décrété dans l’ouest du pays

Rédigé par La Rédaction | Lundi 11 Juin 2012



Les tensions interreligieuses restent vives dans l'Etat Rakhine, dans l’ouest du pays, depuis le lynchage à mort, par des bouddhistes, de dix musulmans le 3 juin, accusés à tort d’avoir violé et assassiné une jeune fille.

Quatre bouddhistes ont ensuite été tués vendredi avant une seconde flambée de violences samedi qui ont fait trois morts. Près de 500 maisons ont été détruites et 17 autres personnes ont été blessés, selon les médias locaux. Les autorités accusent les Rohingyas, une minorité musulmane apatride qui n'est donc pas reconnue comme birmane, d'être responsables de ces violences.

Face à cette violence, le pouvoir birman a ainsi décrété l'état d'urgence, dimanche 10 juin, donnant à l'armée des pouvoirs accrus pour rétablir l’ordre au plus vite. La mesure est intervenue quelques heures après l'imposition d'un couvre-feu sur quatre villes de cet Etat, dont la capitale Sittwe.

« Je demande au peuple, organisations religieuses, partis politiques et toutes autres organisations de coopérer et travailler avec le gouvernement (...) pour protéger et maintenir la paix et la sécurité », a déclaré le président birman Thein Sein dans un discours à la Nation.

Les Rohingyas, la seule minorité en Birmanie à ne pas être officiellement reconnue par les autorités du pays, sont considérés par l'ONU comme l'une des minorités les plus persécutées au monde. Les musulmans représentent officiellement 4 % de la population majoritairement bouddhiste. Des séries d'émeutes anti-musulmanes ont éclaté ces quinze dernières années dans le pays, notamment dans l'Etat Rakhine qui accueille une importante communauté musulmane.

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