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Société

Bavure de Carcassonne : le président devrait se rendre sur place

| Lundi 30 Juin 2008

Dimanche 29 juin, à l'occasion d'une journée portes ouvertes à la caserne de Carcassonne, dans le sud de la France, dix-sept personnes, dont quinze civils et deux militaires, ont été blessées, dont quatre grièvement. Lors d'une démonstration, un militaire a, pour une raison encore inconnue, ouvert le feu à balles réelles. Le président de la République devrait, ce lundi 30 juin, se rendre au chevet des victimes.



Drapeau du 3ème RPima
Drapeau du 3ème RPima
Alors que le groupe de commandos parachutistes du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) était en pleine démonstration d'une libération d'otages dimanche 29 juin au cours d'une journée portes ouvertes à la caserne militaire de Carcassonne, l'un des militaires à tiré à balles réelles, blessant dix-sept personnes dans le public, dont quatre grièvement. Parmi les victimes, figurent cinq enfants.

L'Elysée a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que le président de la République Nicolas Sarkozy "se rendra au chevet des victimes lundi à 10h à l'hôpital de Carcassonne et à 11h30 au centre hospitalier de Toulouse".

D'après la préfecture de l'Aude, le militaire aurait confondu balles réelles et balles à blanc. Dimanche soir sur la chaîne France 3, Bernard Lemaire, le préfet de l'Aude, déclarait : "La question qui se pose, c'est: est-ce que le militaire a eu un geste criminel ou pas. Evidemment, pour l'instant, personne ne peut y répondre, mais la thèse qui prédomine, c'est qu'il y a eu une erreur." Et ce dernier de préciser que "la scène a été filmée par l'armée".

Le colonel Benoît Royal, porte-parole du SIRPA-Terre, a quant à lui souligné qu'"à priori il ne s'agit pas d'un tir intentionnel". "Il n'a pas ouvert le feu en direction de la foule, mais sur d'autres militaires qui simulaient des preneurs d'otages et se déplaçaient sur fond de foule", a-t-il ajouté.

Selon le docteur Gilles Hulard, le responsable des secours, "le plus gravement touché est un adulte atteint au thorax. Il est en cours d'intervention actuellement". Le pronostic vital est par ailleurs engagé pour deux des quatre victimes grièvement touchées.

"Selon le début de l'enquête, il s'agit d'un militaire parfaitement noté, rentrant d'opération, avec sept à huit années d'expérience. Il n'existe pas d'éléments permettant de penser qu'il y a eu chez lui un quelconque trouble de comportement, ou trouble psychologique", a affirmé dès dimanche soir sur place le ministre de la Défense Hervé Morin.

Quant au Premier ministre François Fillon, il a estimé que c'est désormais "à la justice de faire toute la lumière sur les raisons pour lesquelles des tirs à balles réelles se sont produits lors d'une journée de démonstration au grand public des activités de cette base."




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